| samedi 31 mars 2007, a 18:23 |
| entr'acte : jean-baptiste warluzel et Falk van gaver "la route des steppes" |
Hier soir j'ai assistée en compagnie de Moussa à une soirée privée organisée autour d'un diaporama conférence de deux jeunes varois Falk et Jean-Baptiste ,qui ont bouclé en 4L un périple de plusieurs mois à travers les régions de la Turquie à la sibérie. Le diaporama nous a fait voyager à travers le regard qu'ils ont eu des paysages qui les ont touchés ,des gens qui les ont accueillis ,des moments de vie qu'ils ont partagés. Leur tente au milieu d'une steppe aride m'a rappelé notre campement au milieu du désert , leurs repas faits de pates le plus souvent , m'ont remis en mémoire les spécialités de la cuisine touareg que nous avons connues (!)... Ennuis mécaniques , rencontres un rien musclées , tracasseries administratives...leur aventure n'a pas été toujours idyllique ,tous ces moments forts qu'ils ont vécu ils nous les livre dans le livre de Falk "la route des steppes" . |
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| samedi 31 mars 2007, a 11:00 |
| soirée imprévue |
 21H 30 nous sommes toujours à l'hotel ,Arnaud trépigne ,le repas de midi est bien loin , Blanche et moi bavardons avec un client de l'hotel ...ce soir il y a du monde ! Certains très sympas avec lesquels un simple bonjour suffit pour que l'on se raconte nos derniers coups de coeur en buvant un verre d'eau fraîche ,d'autres qui se précipitent dans leur chambre le nez dans leurs souliers . "Notre" chambre avec douche et toilettes est occupée , nous partagerons donc une chambre avec Blanche et quand Maximilian arrivera demain soir il aura lui aussi son lit dans notre "home sweet home" Le repas est servi à nos amis et nous nous éloignons d'eux pour les laisser profiter de la salade maison et frites poulet . Ali ,notre ami du premier soir vient nous saluer et nous propose d'appeler un taxi ...quleques minutes plus tard un4X4 freine devant l'hotel ,c'est la voiture de Mossa mais sans Mossa . De la famille semble être arrivée chez lui à l'improviste ,2 touaregs nous déposent devant le restaurant , nous leur demandons leur numero de portable pour les appeler en sortant ...le restaurant semble bien calme ! Deux personnes sont assises dans ce qui pourrait être un patio. Sur le guide il était noté "ambiance musique " heu! Il semblerait que ce soir c'est relâche! Quant au diner : impossible ,il n'y a plus rien à manger ,il est 22H nous dit aimablement la dame derriere la banque de pierre .Nous nous regardons avec une petite moue qui en dit long et un haussement d' epaule ....on la sentait venir cette nouvelle ! qu'à cela ne tienne ,nous appelons le numero du portable et....le numero n'existe pas....on respire un grand coup ,on prononce le mot "hippopotame" il parait que ça calme ! Et on rerentre dans le restaurant pour demander s'il est possible de nous indiquer un resto . Un adorable petit garcon d'une dizaine d'années immédiatement se lève pour nous accompagner vers ...une soirée privée ! là de la musique il y en a à tue tête avec des africains qui ont sorti leurs beaux costumes et leurs belles robes ...mais pour l'instant nous ce que l'on souhaite c'est avaler quelque chose . Le jeune garçon tout aussi serviable nous accompagne donc dans un restaurant très local . En fait le genre de resto où on n'ose pas rentrer de peur d'attraper la tourista ...cela aurait été une erreur de ne pas passer la porte ! On rentre dans une cuisine directement où tout...non non il vaut mieux ne pas trop regarder les détails ! La carte a l'air très alléchante : couscous ,salade ,omelette ... un choix de rois et de reines et à un prix dérisoire . La commande passée 1 couscous , 2 salades et 2 omelettes , le cuisinier-maitre d'hotel nous accompagne à notre table , dans la cours , où déjà deux tables sont occupées par des hommes . Sur un banc deux femmes regardent la télévision où une émission politique déverse un flot de paroles dans une langue qui nous est inconnue. Le cadre est"original "les bassines qui servent à cuisiner ,trônent dans un coin ...Blanche est allée à l'épicerie à quelques mètres de là pour acheter une bouteille d'eau cachetée . L'argent ? Nous n'avons que des billets mais elle promet au marchand de revenir payer dès que le repas sera fini et que nous aurons de la monnaie . Essayez cela en France! Pendant ce temps le "cuisinier " à qui j'ai demandé s'il avait une serviette m'apporte ...une serviette de bain...nous sommes trois ! Seule j'aurais eu une serviette de toilette ! On se regard et l' on se met à rire , enfin pas trop fort pour ne pas déranger les gens autour de nous ,qui je l'avoue nous jettent des coups d'oeil un peu intrigués ! Ce repas fut un délice ...
L'émission politique achevée nous avons été accompagnés dans notre repas par une émission religieuse , les notes d'un gospel s' élèvent , c'est la même congrégation protestante que ceux qui ont chanté pour le Gospel de Toulon ....la boucle est bouclée ...et comme un clin d'oeil venu du ciel, en levant les yeux vers les étoiles nous constatons que la pleine lune a été mangée par le chat comme dit le proverbe touareg ; nous avons droit à une éclipse ...moment sublime ! Dehors le jeune garçon n'a pas quitté sa chaise , il nous attend pour nous raccompagner , et si nous ne lui avions pas donné quelque pièces il n'aurait rien demandé ...l'épicerie est toujours ouverte , Blanche va payer nos dettes . Comme nous ne savons pas du tout où nous sommes , nous appelons Mossa , qui cette fois (je pense que notre ton y est pour quelque chose )ne tarde pas à venir nous chercher . Quelques minutes plus tard nous nous abattons sur notre lit ...(tiens ,dans cette chambre il n'y a pas de moustiquaire !) ..journée remplie de souvenirs ! ça c'est une journée réussie , avec ses bons côtés et ses moins bons ,mais une journée pour laquelle on peut choisir ce que l'on veut garder au fond de son coeur : un diner dans un resto où je vous invite à aller si un jour vous passez par Gao , une ballade fantastique en pirogue , des rencontres éphémères mais combien riches ... jcf
photo : les bords du fleuve à Taboye
un clic sur la photo vous redirige vers le diaporama "awanekkinnan2" |
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| samedi 31 mars 2007, a 10:37 |
| en reponse au commentaire sur autour du thé |
Merci Messaoud pour ce message qui correspond exactement à ce qui me "dérange" ces temps derniers. J'ai été très "touchée" par vos mots , je ne peux vous repondre personnellement car je n'ai pas votre adresse , je le fais par la voie du Blog. Je suis persuadée vous avez raison , qu'il est temps d'éclaircir les choses comme vous le dites très gentiment . J'ai vu hier soir Moussa qui était de passage dans la region où j'habite et j'ai eu la surprise de voir une de ces cartes dont vous parlez avec le nom du blog..
Voilà donc l'histoire du blog et je vous remercie sincèrement de l' intervention qui me tend ainsi la main pour que je puisse m'expliquer car j'avoue que je suis très mal à l'aise. Comme je le disais dans l'article autour d'un thé entre vous et moi , j'ai rencontré Moussa pour la première fois au salon du livre qui se tenait en novembre 2006. Son histoire m'a plu et j'ai eu envie d'en apprendre plus sur les Touareg .Comme c'est dans l'air du temps de créer ses pages sur le web , j'ai pensé qu'il serait intéressant de créer un blog pour raconter ce que j'apprendrais au fil des jours sur les touareg et les pays où ils demeurent . J'ai donc fait un premier essai sur orange , fin novembre 2006 .(le 21 j'envoyais un message à Moussa lui apprenant l'existence de ce premier blog ). Le nom , je l'ai choisi en faisant une recherche sur wikipedia : chaque récit chez les touaregs commence par "c'est untel qui l'a dit " j'ai transformé la phrase en tamacheq pour que cela devienne C'est moi qui vous le dit puis ,un mot . "Awanekkinnan" était né.
Forte de cette première expérience j'ai décidé quelques jours plus tard d'essayer sur Mongenie car on pouvait chez cet hébergeur ajouter de la pub ce qui génère dans certains cas quelques centimes que je destinais comme je l'ai déjà raconté à l'école des sables , puisque j'espérais un jour aller au Mali. C'était le 2 décembre et j'envoyais un courrier à tous mes amis pour leur signaler l'existence de AWANEKKINNAN ,dans la foulée je contactais Moussa pour lui dire que je venais de créer un nouveau blog et que j'avais eu le premier jour 43 visites.
Sans photo un blog ne peut exister , j'ai donc contacté une personne dont j'avais trouvé l'adresse sur le web et qui avait fait le voyage sur Taboye il y a quelques années. Cette photographe , Catherine Laurent , m'a aimablement prêté 3 clichés à utiliser sur ce blog uniquement et ce pendant 1 an....il fallait donc que le blog vive pendant au moins un an.... Et j'ai passé des heures à surfer sur le web , à apprendre , à connaitre ,à comprendre , à aimer ce "peuple". Bien sûr une aide de Moussa m'aurait été agréable mais bon ,je faisais avec ce que j'avais!
Sur le forum de Kidal j'ai lu un jour que les touareg devraient eux même parler et pas attendre que les "blancs " parlent pour eux . Ce n'etait peut etre pas exactement ce terme de "blanc" mais je l'ai ressenti ainsi alors lorsque quelques semaines plus tard Moussa m'a dit "ce serait bien que je dise que c'est mon blog ainsi plus de gens viendront ." j'ai accepté avec sa promesse de m'aider pour les recherches,les articles etc..comment penser que l'inviter sur mon blog était une totale idiotie .
La suite vous la connaissez , en lisant les signatures au bas des articles..Awanekkinnan n'a jamais eu ni renseignements émanant de lui (sinon ses rendez vous) ni articles ....
Profiter que l'adresse soit sur ses cartes et l' évincer du blog qui est enregistré sous mon nom ! Pas très correct .quoique !
Pendant le sejour au Mali lorsque j'ai abordé le fait que ce blog en commun me genait car je veux rester libre d'y écrire tout ce que je souhaite , il m'a dit : "tu n'as qu'à le fermer ..".
ce n'est pas du tout ce que je souhaite! .
alors aprce que toutes les autorisations ,inscriptions aux forums ,aux diverses plateformes pour les vidéo ,pour les articles sur la presse etrangère sont tous au nom de awanekkinnan avec mes références ...j'ai pensé qu'il fallait tout simplement que Moussa crée son propre blog. et en attendant de l'heberger en tant qu'invité.
jcf
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| samedi 31 mars 2007, a 10:05 |
| bonjour à vous qui venez sur mon blog |
mon nom est Josyane-Catherine.F et vous êtes nombreux à venir sur ce blog depuis sa création en décembre 2006
J'ai pensé qu'il serait sympa de dévoiler ce que je découvrais des Touareg au fil de mes recherches sur le web . Au début, seuls mes amis venaient lire mes lignes et puis avec le temps, le cercle s'est agrandi et parmi eux des personnes dont je ne connais parfois que le nom et qui m'ont donné envie de continuer. Merci à vous.
Le blog est à un tournant de sa vie ...j'ai accueilli l'auteur Moussa Ag Assarid ,mais il est temps pour lui de voler de ses propres ailes. J'ai été mise au courant par un lecteur de cartes postales à son éffigie et portant le nom du blog .Que ses admirateurs comme il aime à les appeler, ne se fassent aucun souci ,il y aura un lien vers son blog personnel dès sa création .
En attendant vous pouvez voir son carnet de rendez vous que j'ai mis en ligne sur http://awanekkinnan.monsite.orange.fr/
et si vous souhaitez lui écrire: agassarid@yahoo.fr
pour me contacter faites le via "commentaire"
ou si vous souhaitez que nous bavardions ensemble ,ce qui me ferait grand plaisir : via "l'auteur "à droite sous la photo (l'auteur etant l'auteur du blog et non celui du livre ) vos marques d'amitié me touchent plus que vous ne pouvez l'imaginer...
avant de vous laisser aujourd'hui , je prépare le film sur le voyage, je dirai simplement que je n 'ai pas créé ce blog pour recevoir des commentaires blessants ; il y a suffisamment de sites existants pour que vous passiez votre chemin .
Alors à celui qui m'a fait remarquer que je faisais ni plus ni moins que la manche pour des petits africains , je répondrai avec un rien d'ironie , que les BOURGEOIS s'encanaillent comme ils le peuvent . Qu'il ne se fasse aussi aucun souci , l 'argent que je gagne en travaillant je sais aussi le partager avec ceux qui meurent de faim devant ma porte comme il me l'a signalé ...Mais non ,je ne suis pas une bourgeoise , je joins les 2 bouts comme je peux en élevant mon fils , et le voyage j'ai pu me l'offrir en le choisissant prioritaire aux autres loisirs tout au long de l'année !il était inutile de m'en faire la remarque .
Dernier point le jeune songhai dans la pirogue n'a pas été choqué du fait que les français donnent à son peuple mais étonné que la France donne aux autres pays plutôt qu'à son peuple propre ...l'auteur du commentaire devrait savoir ce que le mot "diplomatie" a de poids en politique.
jcf
nombre de visiteurs pour le mois de mars 10893
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| vendredi 30 mars 2007, a 15:40 |
| autour du thé |
'Le premier thé est amer comme la vie, le second est fort comme l'amour et le dernier est doux comme la mort' |
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| vendredi 30 mars 2007, a 11:02 |
| LA DUNE ROSE, PERLE DE GAO ,SPLENDEUR DU MALI |
 La
pirogue glisse lentement sur le fleuve nous entraînant
vers la dune rose qui au loin , se découpe à l'horizon
. Après le brouhaha et l'activité des rives au lieu de
départ des pirogues et pinasses, nous apprécions la
quiétude qui nous entoure . Mossa
nous a confié pour l'après midi à son cousin
Sidi , ce jeune homme
qui nous avait accompagné sur les bords du fleuve le premier
jour..A l'avant du bateau , il écoute sur son mp3 le dernier
tube de Tinariwen , au
centre du bateau a pris place un homme qui se présente comme
un instituteur Songhoi ,
notre guide pour l'après midi je suppose ....En fait passager
"clandestin" mais qui tout au long de la promenade nous a
bercé de ses histoires avec son accent plein de soleil . Alors
que les braises commencent de rougir dans son petit poêle
bleu , car même à bord on nous propose du thé ,
l'instituteur nous rappelle en quelques mots la grandeur passée
de l'empire Songhoi dont
Gao était le
centre le plus important . Parfois il est interrompu par l'envol d'un
héron ou d'une poule d'eau que le passage du bateau trop
proche de la rive a surpris . Au fil de l'eau nous découvrons
la vie des Bozzo
les pêcheurs .Un homme jette au loin son filet tandis que sur
la berge ,devant sa maison de pisé une femme pile le mil. Le
bateau avance au rythme régulier des efforts du piroguier ;il
enfonce une grande perche dans le fond sableux du fleuve , prend son
appui , s' arque-boute
tend ses muscles et le bateau file , aidé par la force
du courant . Sur les rives les paysages et les scènes de vie
se succèdent : ici un plan d'eau couvert de nénuphars ,
ici un endroit dont l'instituteur nous explique que c'est une rizière
à certaines époques de l'année , là un
troupeau de ces vaches si caractéristiques de la région
, là encore des hommes penchés sur le fourrage qu'il
viennent de faucher pour les animaux ... Lentement nous nous
approchons de la dune qui nous paraissait minuscule et se dresse
maintenant imposante au dessus de nous . Elle s'étire vers
l'horizon et s'arrête
net ici au bord de l'eau ...quelques chèvres s'enfuient
lorsque le bateau accoste alors que 2 ânes nonchalants
nous regardent . La montée vers le sommet est un peu raide ,
mais la vue merveilleuse qui nous attend mérite bien ce petit
effort . Le sable est d'une couleur magnifique , d'un beige
rosé et des milliers de petites particules noires accentuent
sa teinte ...j'en récupère un petit flacon qui finira
sa vie dans ma bibliothèque en compagnie du sable de Nubie
, de celui de thaïlande
, celui de guizeh , du
Maroc ,de la Tunisie
, d'une pierre de cappadoce ,
d'une rose des sables ,d'une concrétion de sel venue
du lac Assal ...
Le soleil commence à descendre
et il nous faut rentrer , nous allons naviguer à contre
courant . La pirogue lentement se déhale ...plutôt que
l'inactivité nous choisissons cette fois mon fils et moi de
prendre les pagaies ....nous sommes à mi parcours lorsque le
soleil nous offre un splendide coucher reflété dans
l'eau du fleuve ..nous croisons quelques pirogues débordantes
de ...tout ce qui peut se transporter : personnes , chèvres
, moutons , fourrage ...un enfant nous regarde en souriant , il
s'applique à bien enfoncer la canne au fond de l'eau et
...dans un énorme plouf tombe à l'eau !
Près de nous , les fonds sont très
hauts , à fleur d'eau , et une grue blanche semble
marcher sur la surface du fleuve .
L'instituteur ne comprend pas bien lorsque
la conversation roule vers l'argent et que je lui dis que tout le
monde n'est pas riche en France et que certains ont faim chez nous
aussi . Il me regarde perplexe et me demande: "pourquoi
alors votre pays nous aide au lieu de s'occuper des français
?..."
Le
soleil disparaît à
l'horizon et il fait nuit noire lorsque nous retrouvons la terre
ferme . Le téléphone
portable n'étant
jamais loin ,Sidi
appelle Mossa pour qu'il
vienne nous chercher . Pour remercier l'instituteur dont j'ai enfin
compris qu'il n'était
pas notre guide je lui demande de me vendre un de ces poêles
que tout malien possède et que l'on trouve pour 4 sous au
marché .Mon prix lui convient tout à fait et il
s'empresse d'aller en chercher un . Moins d'un quart d'heure plus
tard Mossa nous dépose
à l'hôtel
où nous retrouvons Blanche qui avec application ...travaille
toujours à son livre. ...rendez vous est pris pour 20H avec
Mossa
jcf
désolée peu de photos elles sont encore dans les appareils ! que n'ai je un appareil numérique!!!! |
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| vendredi 30 mars 2007, a 08:41 |
| autour d'un thé entre vous et moi : nouvelles du blog |
Les visiteurs au compteur hier soir étaient pour le mois de mars plus de 10.000 . belle réussite (je trouve! oui oui je suis contente de moi!) malheureusement la tirelire pour les écoles touareg se remplit très peu . Pas un centime malgré les 600 visites de ces 2 derniers jours et 4 centimes pour les 330 visiteurs le jour d'avant..
Cela fait quand même un peu plus de 5 euros , puisque j'ai apporté les 10 euros précédents (c'était peu mais ce n'etait qu'un début ,n'oublions pas que le blog est né début décembre ) à Ibrahim . Je lui ai également apporté quelques jeux et magazines , mais j'ai eu un peu "honte" en découvrant que l'école des sables avait bien 60 enfants mais partageait son bâtiment avec 60 autres ...créer une différence en apportant aux uns et pas aux autres , c'est le meilleur moyen pour que la différence s'inscrive à jamais dans le coeur de ces gamins. Quant à l'école de Mossa dont je ne connaissais pas l'existence , j'avais heureusement quelques babioles à lui donner ,tant pis ,Ibrahim en a eu moins ...et nos valises auraient pu emporter les livres même usagés que j'aurais pu glaner d'un côté ou de l'autre ....Pour les vêtements malgré le "non ce n'est pas la peine ,on n'en a pas besoin " que j'avais entendu, Mossa , lui , a imméditament accepté.
La tirelire de "la boutique du blog "a de sont côté, capitalisé 3euros , avec les ventes à alapage .com via les pages boutique.
Dans un prochain article , je vous dirai ce que l'on peut acheter là bas avec cet argent.
Ce soir Moussa a rendez vous avec Le Lions club du Var . Je vous tiendrai informée de ce que le Gospel, qui a eu lieu à Toulon la semaine du départ de la caravane , a permis d'acheter pour l'école des sables . J'aurais été très heureuse de répondre à leur invitation mais mon planning ne me permet pas de me libérer à cette heure . Je ne pourrai que déposer Moussa qui fait une visite éclair à Toulon , en espérant qu'il "nous" raconte en détail .
plusieurs personnes m'on demandé comment j'avais rencontré Moussa; Achetez mon prochain livre...non je plaisante ! je l'ai rencontré dans un salon littéraire où je m'étais rendu car 2 amis y exposaient ...le hasard a fait le reste. c'était fin novembre 2006 ....
Dans les prévisions pour ceux qui habitent ma région , le restaurant "Le Touareg " au Mourillon à Toulon , prévoit une soirée repas en présence de Moussa . Je vous tiendrai là aussi informés dès que la date sera confirmée .
Dernier détail et je vous quitte pour écrire la suite du voyage : plusieurs personnes m'écrivent via "commentaires" dommage car j'aimerais pouvoir les contacter . Si vous écrivez via "ecrire à l'auteur " je reçois votre mail avec votre adresse ...et si par chance ,vous êtes vous même Touareg , contactez moi pour que je puisse enrichir mes connaissances et partager avec les autres...des tonnes de questions restent en suspend.
merci à touS
photo n° 1 sur le chemin entre le pensionnat et l'école
photo n° 2 le paysage autour de Taboye |
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| jeudi 29 mars 2007, a 18:55 |
| RETOUR A GAO PAR LA PISTE |
Le 4X4 ne roule pas il vole ! Et nous avec !!! Petite frayeur quand même lorsque un 4X4 ,qui probablement roule à 70 à l'heure comme nous , sur la piste étroite fonce face à nous ...vous savez comme dans les films ,lorsqu'on se pose la question "qui va donner un coup de volant " sauf que là nous sommes dans l'action et pas assis confortablement dans un fauteuil....je crois qu'à cet instant j'ai oublié de respirer...mais ça passe ou ça casse! Et bien c'est passé , sans casse ....ouf ....on se regarde mon fils et moi ,nous sommes livides sous la couleur du sable collé à notre peau ... cette montée d'adrénaline passée nous profitons du paysage qui à mesure que nous nous approchons de Gao devient moins aride ,des arbres plus verts ,des palmiers , des buissons plus fournis . Les dos d'âne se disputent la piste avec des nids de poules ,des ornières , des zones de sable dans lequel nous sentons le véhicule ralentir ... nos rires se mêlent .... et nous arrivons aux portes de Gao
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| jeudi 29 mars 2007, a 18:08 |
| Jeudi soir ,derniers moments à Taboye |
La journée à Taboye nous a permis de visiter l'école et le jardin des écoliers mais une enième réunion de la caravane se déroule ce soir ,nous privant une fois de plus de cette soirée de récits Touareg devant les 3 thés avec Mossa . Nous trompons notre ennui sous la tente avec les 3club med et Maximilian pour jouer aux dames chinoise ... moment agréable , mais inutile d' aller jusqu'au Mali pour celà !
Quelle idée avons nous eu d'accepter d'aller visiter le Mali cette semaine là! nous avons eu bien sûr grand plaisir à rencontrer ceux de la caravane ,les 3 institutrices ,les 3 club Med , Maximilian ou Blanche ,mais chacun d'eux y a un rôle ,qui enseigner ,qui meubler la bibliothèque ... nous sommes les seuls "tourisme équitable" avec un programme de visites prévues , uniquement pour que nous puissions mieux connaitre la région et vous faire profiter de nos découvertes ...
Cela est donc décidé , demain matin après une réunion de la caravane (oh mais cette fois c'est la dernière c'est promis! ) nous rentrons à Gao ...
Il nous reste 2 jours , puisque le rendez vous à l'aéroport est lundi 9H, pour mieux appréhender cette ville . Après discussions , Mossa accepte d'emmener Blanche dans notre 4X4 ...nous lui parlons aussi de la soirée de vendredi ,nous aimerions aller dans un restaurant dont un guide "papier" a dit du bien et nous lui demandons de venir partager ce moment avec nous comme invité . Quant à l'après midi du vendredi je lui demande de prevoir une promenade en pirogue jusqu' à la Dune Rose puisque nous n'aurons pas la possibilité de faire le retour vers Gao en pinasse et voir , peut etre , les hippopotames ...
photo n 1 : le puits se trouve à une centaine de mètres du bâtiment du pensionnat à Taboye
photo n 2 : au bord du fleuve Niger à Taboye
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| mercredi 28 mars 2007, a 17:20 |
| jardin potager au bord du Niger |
 Des précisions viennent de m'être fournies concernant le jardin de l'école , informations qui viennent de source sûre . Je n'ai malheureusement pas souvent eu la possibilité de vérifier là bas si les "on" dit , étaient vrai ! j 'apprends donc avec vous que ce jardin est celui de l'école Songhai et non celui de l'école des sables . C’est une ONG anglaise (et non italienne ) du nom de OXFAM qui a installé le système d’irrigation «goutte à goutte». Il manquerait la pompe qui puise l’eau dans le Niger et les raccordements ne seraient pas installés… Dès que Maximilian est rentré de Taboye, il a contacté l’ONG. Le Mali dépend de l’ONG Oxfam Grande-Bretagne. Après un échange téléphonique avec la direction, puis un échange tél. et courriels avec le responsable de la région de Gao… il a reçu la veille de la «Journée mondiale de l’Eau», le 22 mars, un mél lui confirmant qu’ils vont vérifier les faits et qu’ils le contacteront incessamment ! C’est lancé et connaissant Maximilian, il ne les lâchera pas avant que le chantier soit terminé !
jcf |
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| mardi 27 mars 2007, a 21:22 |
| visages d'afrique |
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| mardi 27 mars 2007, a 21:16 |
| jardin des enfants songhoi sur les rives du fleuve du Niger |
 Devant nous entre deux tentes nous apercevons le fleuve , qui file vers l'horizon ... Nous suivons une "ruelle" bordée de murs un peu délabrés contournons un arbre et là.....c'est un ravissement : un jardin de verdure court jusqu'aux rives du fleuve. A mon regard ébahi s'offre un magnifique jardin potager où se mêlent mille couleurs ,une symphonie des teintes vives des tissus africains à toutes les nuances de vert ;Comment vous faire ressentir en quelques mots ma stupéfaction en regardant cette volée d'enfants qui s'affairent à leur besogne .En file indienne ils descendent jusqu'au fleuve les bras tendus sous le poids des sceaux et des arrosoirs ,les plus agés aidant les plus petits .Dès qu'ils m'apercoivent ils m'entourent . Les petites mains se tendent et me tirent qui vers un carré de carottes ,qui vers un carré de salade ...ici des betteraves ...là des choux ...et tout ce jardin parfaitement dessiné ,chaque platebande séparée de l'autre par un petit mur de sable , ils sont fiers de me le montrer ! Ce jardin leur donne la possibilité d'améliorer l'ordinaire du pensionnat en ajoutant quelques légumes à leurs repas mais aussi leur permet avec l'aide de leurs instituteurs de se sentir "importants , responsables" Adorables enfants qui se promènent près de moi , dont le jardin d'eden est tracé sur une petite pente en haut de laquelle on voit une vieille citerne .Une association italienne est venue il y a plusieurs mois pour installer un arrosage goutte à goutte mais ils sont repartis sans finir ,aujourd'hui la cuve rouillée n'attend qu 'un peu de bonne volonté pour reprendre son rôle. Des gamines s'approchent de moi , leurs cheveux merveilleusement tressés , lorsque je les félicite pour leurs jolies coiffures des petits gamins partent en courant au fond du jardin à la recherche de la plus jolie fillette ....mais elles sont toutes si adorablement mignonnes! Sur le chemin du retour les enfants de l'ecole publique nous rejoignent . Le pensionnat avec ces "etrangers" de passage attire beaucoup de jeunes enfants et adolescents ces jours ci !
jcf |
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| mardi 27 mars 2007, a 18:35 |
| petite info expo photos |
Du 26 Mars au 1er juillet exposition "photos d' Afrique " (Mali ,Mauritanie ,Niger ...)dans les jardins du Luxembourg |
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| mardi 27 mars 2007, a 17:33 |
| la presse en parle :forum de Kidal |
Plusieurs pages sur le web cette semaine sont consacrées au forum qui s'est tenu les 23 et 24 Mars à Kidal au nord est de Gao . C'est lors de l'accord de paix signé en juillet 2006 à Alger que ce programme avait été prévu, il avait été suivi d'une seconde rencontre en février 2007 . Ce forum concernait le développement des régions de Tombouctou ,Gao et Kidal , régions essentiellement pastorales extrêmement touchées par la précarité de la vie . Dans un premier temps des experts ont été mandés afin de faire une étude précise des potentialités de la région et de ses besoins vitaux et par là même également aussi la restauration de la paix . Les projets abordés ont été nombreux que ce soit le désenclavement des régions par des routes goudronnées, l'accès au service de bases (éducation , santé etc..) Un de mes précédents articles mettait en avant le désoeuvrement des jeunes qui apporte quelque soit le pays , une insécurité , le président de l'assemblée régionale de Tombouctou en rappelant ce problème a préconisé un recrutement de ces jeunes dans l'armée et dans le processus de développement ... Rappelons qu'en France , le service militaire s'il a été beaucoup décrié permettait à des jeunes sans formations d'apprendre quelque chose , ne serait ce que , pour ceux qui n'avaient pas eu la possibilité de suivre d'études , d'apprendre à lire et à écrire. Les participants ont été plus nombreux que prévus et la rencontre a abouti à l'adoption d'un programme décennal de développement portant sur 39 projets
Je vous invite à regarder une video sur le sujet: http://www.telediaspora.net/portail/fr/visuelvideo.asp?idpays=17&Idmedia=2296&idchaine=20&cat=0 Et à lire deux documents rès interessants
http://Kidal.info/docs/developpement-Kidal.doc http://www.kidal.info/Forum/FR/lire.php?msg=5856
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| lundi 26 mars 2007, a 19:20 |
| Maryam m' a dit |
Pour les médicaments Carole m'a donné quelques précisons que je vous livre...
Le volet santé de la Caravane fut rempli de belles rencontres et de grandes avancés nous avons eu l'occasion de rencontrer a Bourrem lors du passage du president du mali, la Ministre de la santé ainsi que le directeur général de la santé à Gao.Nous avons eu de ce dernier la promesse que , avant mon départ un infirmier serait trouvé pour le site de moudette (lieu où 3 cantines de médicaments ont étés déposés) quant à la ministre de la santé , tres touchée par l'initiative ,elle nous a fait rédiger un courrier sur le champ (trace de notre rencontre) et a fait aussi la promesse de s'occuper de ce dossier et de trouver un infirmier et un matrone traditionnelle pour le centre de moudette..cette action s'inscrit sur un plus long terme car il serait souhaitable que ces deux professionels parlent le Tamachek et au mieux soient de la communauté afin qu'ils acceptent les conditions de vie du désert... A mon départ Mossa avait rencontré à nouveau le directeur général de Gao et ils avaient convenu d'aller installer l'infirmier le lundi 19 Mars jour de mon départ avec notre iman hamahama homme à l'initiative de ce centre a moudette il y a de nombreuses années... Une autre cantine pédiatrique a été laissée sur l'école des sables et un accord a été fait avec le gérant de la pharmacie du cscom de taboye pour que personnellement il se déplace sur l'ecole pour donner les médicaments prescrits par l'infirmier après consultation. Il fait cela a titre amical hors de son cadre de travail car le cscom n'a pas accepté les conditions qu'on leur proposait .. |
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| lundi 26 mars 2007, a 19:03 |
| l'école des sables à Taboye , loin de Gao ,loin de Bourem |
Le voyage de retour vers Taboye a été très rapide ,en ligne droite une petite heure mais nous n'avons pas eu la chance comme Maximillian ,les "club des 3 med" et family team de poursuivre des gazelles, en fait nous n'avons qu'entrevu au loin lorsque nous revenions le jeune berger un petit fennec qui a filé comme le vent en nous apercevant .Par conre nous nous sommes arrêtes un moment sur une dune pour profiter un dernier moment du désert ,de son sables doux ....
Dès notre arrivée , Ibrahim nous propose d'aller visiter l'école des sables . C'est un bâtiment unique en banco qui regroupe les 3 classes ,les salles sont petites , les murs de pisé y conservent la fraîcheur et les fenêtres sans vitres bien sûr sont occultés par des planches de bois . .Pendant que la caravane va filmer d'un coté Maximilian nous accompagne voir une autre classe . Sur un tableau noir l'institutrice une songhoi ,avec application ecrit quelques mots ;à notre entrée les jeunes enfants se lèvent et nous prenons place parmi eux . Une gravure est accrochée sur le mur , avec sa baguette l'institutrice désigne un dessin . Que fait le petit garçon? Tous les doigts se lèvent ... Elevés aux campements ils ont appris avec leur tribu le Tamasheq ,langue des touareg , si leur maman est suffisamment instruite elle a dessiné sur le sable la calligraphie des lettres de l'alaphabet tifinagh . Venir à l'école , c'est laisser sa famille pendant de longues semaines , mais aussi découvrir une nouvelle langue , un nouvel univers : des crayons , des cahiers , des livres . Un petit oiseau volette de poutre en poutre , ni l'enfant ni le petit oiseau ne se sentent perturbés par la présence de l'autre ; au dessus du tableau Ibrahim qui vient d'entrer dans la salle nous montre les dessins que l'on trouve dans nos maternelles : un rond jaune ,un carré bleu ,une étoile verte ...Sa methode pour que les enfants apprennent à reconnaitre les sons est innovante par rapport à nos méthodes . Il sait que l'enfant enregistre l'image comme le son ...aux états unis depuis une vingtaine d'année il existe une université pour les bébés (oui oui vous avez bien lu ) qui préconise de faire connaître à l'enfant en même temps que le dessin du mot , sa calligraphie si vous préférez, le dessin de ce que dont on parle : le chat , le chien ,le jardin. Ibrahim a adapté la méthode utilisée pour les personnes sourdes ou mal entendantes ,on dessine avec les doigts la lettre ou le son que l'enfant doit prononcer ...il enregistre les 3 choses en même temps :l'ecriture , ce qui parvient à son oreille , et le geste .L'instituteur sans prononcer lui même le mot peut ainsi les aider en bougeant seulement ses doigts . Une des salles du bâtiment , beaucoup plus grande que les autres accueille les enfants et un instituteur de l'ecole publique de Taboye , l'instituteur , dont une fois de plus j'admire la belle écriture et un texte sans erreurs orthographiques (quel plaisir de trouver en Afrique des personnes qui manient le français sans faute! ) nous explique qu'il s'occupe de 60 enfants de plusieurs niveaux. Une classe de 120 élèves a été partagée en 2 mais l' école publique ne pouvant les héberger ,ils se sont retrouvés à l'école des sables située non loin .Les jeunes institutrices qui ont fait le stage à Taboye m'ont donné quelques précisions à leur retour en France ,j'espère que "les 3i" pourront nous raconter encore plus en détails ces journées qu'elles ont partagées avec les enfants . IL y a 5 classes m'ont elles dit ,mais les niveaux entre les classes sont très différents comme à l' intérieur des classes d'ailleurs. Certains élèves savent lire d'autres non , certains savent écrire lisiblement et d'autes ne savent pas comment utiliser le cahier... Et ceci même en 5 ème année ...En 1ere et 2è ils sont 12 enfants, en 3è et 4è 17, et en 5è, 9 inscrits mais 7 présents. Les horaires sont très libres. Les enfants peuvent être à l'école entre 8h et 9h. Nous nous commencions à 9h00 jusqu'à 12h00. L'après-midi c'est de 15h00 à 17h00.. Alors que nous retournions au pensionnat pour voir l'avancement des travaux dans la bibliothèque l'infirmière Carole /Maryam allait au dispensaire pour rencontrer l'infirmier à propos des médicaments . Le repas de milieu de journée pris en commun, réunit à nouveau tout le groupe ... 17H ,nous traversons Arnaud et moi le village encore très calme à cette heure. Quelques poules se promènent en liberté , des hommes sont assis à l'ombre ,bavardant , des femmes vaquent à leurs occupations ou parlent avec quelque voisine sur le pas de leur "tente" ...Si les enfants aussitôt prennent la pause lorsqu'il me voit l'appareil photo à la main les femmes d'un geste me prient de passer mon chemin .Comment leur en vouloir? Même si l'oeil du photographe a aimé la grâce d'un geste ou la beauté d'un visage , a été touché par la profondeur d'un regard , a admiré une mosaique de couleurs ou simplement a souhaité figer l'émotion d'un moment comment cette jolie Songhai peut elle imaginer que ce n'est pas de l'indiscrétion ,de la curiosité ,du voyeurisme ... accepterions nous d'être immortalisés sur une pellicule juste pour le cahier de souvenir d'un inconnu. ....
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| dimanche 25 mars 2007, a 11:27 |
| lu sur le web :TINARIWEN |
vous trouverez dans ce dossier les paroles des chansons de Tinariwen .
et savez vous que Ibrahim le frère de Moussa , l'instituteur et directeur de l'école des sables de Taboye (aujourd'hui école Saint Exupéry ) a participé à leur traduction en français?
http://www.frankklaffsmusikbuero.de/pics/downloads/Aman%20Iman%20Text.pdf
http://www.inverness-courier.co.uk/news/fullstory.php/aid/2423/Music_is_mightier_than_the_gun_for_desert_ambassadors.html
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| samedi 24 mars 2007, a 19:12 |
| la taguella ,le pain du touareg |
"Si la main est sage la taguella est bonne" |
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| samedi 24 mars 2007, a 16:45 |
| Le sloughi ,compagnon du Touareg veille sur le campement |
 Cette nuit plusieurs fois déjà , les chiens ont aboyé , un animal probablement rode non loin du campement. Malgré l'heure avancée de la nuit je me glisse hors de la tente , la pleine lune qui jette une lumière blafarde sur le paysage me permet de voir le manège des chiens . Comme ils avaient réagis envers moi la première fois ils agissent de conserve pour faire fuir l'intrus. Et de fait après 2 ou 3 "messages " le silence retombe sur le désert . Chez nous on dit " bavard comme une pie " je découvre qu'ici ce doit etre" volubile comme une chève "! Mais ce soir peut être parce qu'elles se sentent protégées par les sloughi tout est calme alors que la nuit dernière le troupeau n'a pas cessé de s'agiter , ou alors êtes-ce simplement le vent ,les chevaux sentent d'avance la venue des tempêtes pourquoi pas les chèvres ! ... Vendredi matin jour du départ vers Taboye , c'est le moment où jamais de prendre des photos . L'objectif est bloqué par le sable...tant pis je tire dessus pour le décoincer ... La luminosité n'est pas assez bonne pour filmer les 3 sloughi mais je ne peux détacher mes yeux de leurs ébats , les mêmes jeux que tous les chiens du monde mais leur grâce ,m'oblige à les regarder . Le soleil vient de se lever ,il a du mal à traverser les nuages de sable qui filtrent la lumiere , et la clarté diffuse devra attendre un bon moment avant qu'elle ne se transforme en un disque d'or . Déjà dans le campement certains touareg s'affairent tandis que quelques autres se glissent paresseusement hors de leurs couvertures posées à même le sol. . Le feu crépite , jette ses flammes vers le ciel encore pâle , ma conteuse d'un soir s'y réchauffe pendant qu'un peu plus loin un touareg fend du bois avec cette hache très "couleur locale" que l'on trouve sous la tente de tout le monde dans la région...deux autres hommes dépecent une chèvre qu'ils viennent dégorger, en ayant soin de ne pas abîmer la peau. Une fois tannée elle sera échangée contre des denrées nécessaires à la vie : sucre, sel pour les bêtes, mil , thé ...le targui nomade n'a que ses chèvres et moutons pour le troc . Un touareg , dans une bassine de fer blanc mélange farine ,eau ....je sens que pour notre départ nous aurons ,au lieu de confiture et pain un rien rassis apporté de Gao dans nos "provisions de Bouche" par Mossa ,un petit déjeuner local avec du pain de sable! Il pétrit longuement la pâte ,puis lorsque le sable lui parait suffisamment chaud il repousse les braises , creuse une cavité dans le sable de la taille de la pâte qu'il dépose au fond; il recouvre du sable et des braises , dans quelques minutes il retirera le tout pour faire cuire l'autre coté du pain et dans une demie heure le pain sera cuit à souhait. Un pain sans levain fait juste d'eau de farine et d'un peu de sel mais d'une saveur délicieuse .Ici tout est simple et pourtant agréable à déguster.Les pâtes au fromage de chèvre ,par exemple ,certains occidentaux trouveront peut être que le goût en est fade ,il est subtil à mon avis. Et si vous voulez un petit "en cas" original essayez les dattes pilées au fromage de chèvre sec.... Les jeunes chevreaux pressés l'un contre l'autre pendant la nuit commencent à remuer dans les rayons tiède du soleil je m'approche d'eux et je suis surprise de constater qu'aujourd'hui le plus beau des sloughi aujourd'hui accepte ma présence .Doucement ,avec précaution je me dirige vers lui ,il s'asseoit indifférent dans une attitude majestueuse .Une photo suffira , à quoi servirait que je le caresse , ici les chiens sont là pour travailler , je n'ai vu aucun geste d'affection envers ces chiens alors que je n'ai pu m' empecher de caliner les petits chevreaux . Le troupeau s' éloigne avec le berger ,dans ce camp le berger est un touareg aussi long et sec que le baton qu'il tient dans la main ...les chiens après un dernier regard vers le camp s'eloignent eux aussi vers leur travail quotidien .. . Le thé du matin coule dans les verres ...les caravaniers se réveillent ....dans un moment il sera temps de s'engouffrer dans les voitures le vent emportera nos adieux .
jcf |
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| vendredi 23 mars 2007, a 10:07 |
| activités du jour au campement Touareg N'Tamat ,quelque part dans le sahel |
Nous sommes désoeuvrés . Le temps passe ...paasse...paaasse ...paaaasssseee !!! Le vent ne faiblit pas , et chacun à l'abri sous les tentes combat l'ennui comme il peut , mais l'inaction commence franchement à peser ! Impossible même de songer à prendre des notes sur ce que nous avons fait , le vent petit effronté se faufile et s'en donne à coeur joie en essayant même d'arracher les pages de mon cahier ! l'abri touareg protège bien du soleil mais peu du vent qui glisse , s'insinue entre les peaux tendues sur les piquets , un claquement sec et régulier accompagne ses manoeuvres pour nous envahir et de fait il a largement la place car dix bons centimètres les séparent du sol tandis que devant , à l'opposé , par le côté largement ouvert ce petit chenapan en tourbillonnant se jette à l'assaut de tout ce qu'il trouve . En sortant je découvrirai d'ailleurs sous le transit garé une superbe oeuvre de la nature ressemblant aux rifs marocains , mais en miniature . Un après midi aura suffit .
Je suis tentée d'aller rejoindre les "amis de la caravane" mais je risque de tomber lors d'un énième débat et puis franchement la fumée de "cigarettes" même en plein désert cela me dérange . Dommage , j'apprendrai par la suite que mon guide Mossa les a rejoint et leur a dévoilé un peu l'histoire de la communauté Touareg depuis les années 1990 . Il faudra que je me contente de ce que les médias m'ont appris , avec tous les "ont dit " que cela peut comporter , mais je ne désespère pas qu'avant la fin du séjour il réponde enfin à mes questions ....on peut toujours rêver . Mais ce n'est pas comme à la télévision où les programmes sont rediffusés : ici raté c'est raté ...
Ce matin , Carole a été baptisée dans la religion musulmane , nous devrons nous habituer à son nouveau prénom: Maryam. Bien sûr pour l' état civil elle restera Carole ! Nous avons partagé un morceau du foie de l'animal qui a été tué pour l'occasion mais Il faudra que je demande comment le baptème Touareg se passe : probablement parce que nous sommes chrétiens , nous n'y avons pas été conviés ...
Il est près de 16h lorsqu'enfin il a un peu de mouvement dans le camp . Dès que j'entends Mossa dire qu'il raccompagne Aboudakrim dans son campement , peu éloigné d'ici , nous sautons sur l'occasion et nous engouffrons ,Arnaud et moi , dans le 4X4 . Bien entendu , comme à l'accoutumé , les bras des amis sont nécessaires pour démarrer , d'ailleurs le véhicule aujourd'hui se fait encore plus capricieux que ces jours derniers.
Finalement le désert se ressemble sans se ressembler , nous reconnaissons l'endroit où nous avons bifurqué ce matin pour aller au puits . Le campement après un moment s'étale devant nous . Il est plus grand que celui de la famille de Moussa . Les tentes sont plus nombreuses , le troupeau est constitué de chèvres mais aussi de moutons qui courent dans tous les sens . Nous restons dans la voiture pour ne pas nous imposer mais cordialement le chef du campement vient à notre rencontre pour nous saluer . Au loin je vois quelques femmes qui déambulent devant leur tentes , grandes , élancées elles ont un port de reines...elles me semblent d'ailleurs beaucoup plus grandes que celles que nous avons côtoyées au campement ...mais elles sont bien trop loin pour que je puisse distinguer les traits de leurs visages . L'image d'épinal ne peut pas s'appliquer ici ,les Kel Tamacheq ,les touareg comme nous les appelons , ne se ressemblent pas : Mossa a des mains longues et fines , et son visage est mince ,les pommettes hautes , totalement différent de celui de Moussa.
Pour le voyage de retour nous aurons un nouveau passager à bord ,un jeune berger , Peul je pense .J'aurais apprécié qu'il me dise quelques mots sur sa vie , mais l'aurait il pu! de toutes manières nous ne parlons pas la même langue et ce plaisir nous est interdit . Il est adorablement mignon , il ressemble à ces magnifiques portraits que l'on trouve au hasard d'un diaporama ou d'un carnet de voyage . Il est tout timide dans son coin et je ne me sens pas le droit de le photographier ...
Le soir , nouvelle réunion de la caravane mais comme elle se tient juste après le repas auquel nous a convié le père de Moussa ,j'en entend sans l'avoir souhaité une partie , puis, je m'éclipse sous l'excuse d'être fatiguée. J'ai toujours entendu que les Touareg prenaient n'importe quelle excuse pour chanter et jouer de la musique ,nous devons être dans le seul campement qui n'apprécie pas la musique ! nous ne participerons pas à cette grande fête avec chants ,et musique dont nous avait parlé Moussa
JCF
portrait de Mossa aimablement prêté par "les3i" merci de ne pas l'utiliser sans autorisation |
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| jeudi 22 mars 2007, a 18:25 |
| le puits au campement touareg |
Pas d'appel du muezzin ,mais ce matin encore je suis levée avant le soleil ,j'espère bien profiter de tout ce que nous n'avons pas pu faire hier ...et de fait lorsque le départ est donné pour aller au puits je les accompagne ...nous avons la chance d'avoir les véhicules nous ne devrons pas y aller à pied et les ânes pourront se reposer ,nous les retrouverons , non loin du puits . Le vent qui hier soufflait déjà fort , aujourd'hui a redoublé de puissance et nous sommes entrain d'essuyer une petite tempête ...les appareils photos sont grippés , nos yeux nous piquent , finalement ce sont les hommes ici qui ont le plus de chance car le chèche protège et de la chaleur et des piqûres du sable ! Le voile des femme Touareg , moins bien arrimé vole au vent ... Le puits a été construit il y a plusieurs années déjà . Une corde est attachée au ford transit , un homme du groupe jette au fond du puits l' immense outre qui sert à remonter l'eau ...1..2.. plusieurs secondes passent avant que le "splach" se fasse entendre ,lorsqu'elle atteint l'eau . Le vehicule s'éloigne et lentement le precieux liquide remonte ...un coup de rein et l'outre est renversée dans un grand bac de fer blanc...l'opération recommencera plusieurs fois et pendant ce temps les autres remplissent les bidons. Avant de partir il est nécessaire d' éloigner les bacs du bord du puits ,il ne faudrait pas qu'un animal assoiffé après avoir fini l'eau dans le bac ait l'idée de s'approcher du puits dont la margelle n'est haute que de quelques centimètres . Pour le repas que nous prenons , je ne sais plus à quel moment , nous avons pallié à l'inconvénient du manque de couverts : dans les bouteilles en plastique (nous avions acheté à Gao de l'eau minérale pour notre séjour ) nous découpons des lanières un peu larges qui ,vues la formes des bouteilles font des cuillères très acceptables . Nous pourrions bien entendu comme c'est la coutume manger avec les doigts mais vu le sable qui vole de tous côtés y compris dans le grand plat que l'on vient de poser au centre de la natte ,il est inutile d'ajouter le sable de nos mains ,même en ayant tenté de les passer à l'eau claire...les Touareg quant à eux ont de belles cuillères en bois sculptées et je déplore qu'ils n'aient pas eu l'idée de nous en proposer à l'achat hier . Aujourd'hui les pâtes ont été remplacées par le riz , plat coutumier au Mali , en remplacement du mil . jcf
quizz l'eau en questions :
http://www.volvic-unicef.fr/?nav1=Quizz&objectid=5
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| jeudi 22 mars 2007, a 18:22 |
| scènes de vie au campement touareg :les sloughi sont là qui veillent |
La lumière commence à changer , dans peu de temps le soleil va se coucher dans un torrent d'or liquide et bien vite la nuit va envahir le campement . Quelques bêlements sporadiques trouent le silence de la nuit . Les sloughi sont rentrés avec le troupeaux , trop craintifs pour se laisser approcher ils me montrent au contraire qu'ils sont là pour veiller à la tranquillité du camp . Ils s'éloignent de moi ,chacun d'un coté opposé , un seul des deux aboie , toujours le même , puis ils forment un grand cercle , se retrouvent face à face et là , tous les deux se retournent vers moi et avancent , la queue entre les pattes , je suis une intruse , ils ont cerné l'ennemi et veulent me faire reculer dans mes retranchements ... finalement ils comprennent que je ne suis pas dangereuse et s'éloignent , d'un pas rapide . La queue a retrouvée son panache , enroulée vers le ciel .
Mossa vient m'expliquer que du fait de la réunion (je n'y suis pas conviée car je ne fais pas partie de leur association) je passerai la soirée avec la petite fille qui me racontera un conte dans sa langue et Aboudakrim me servira d'interprète . Une jeune femme m'invite à m'asseoir près d'elle , seuls les sourires seront permis entre nous ,la barrière de la langue étant insurmontable . Je ne vous raconterai pas le conte qui comme toutes les histoires de Touareg a des monstres ,des méchants ...nulle belle princesse chez eux ,ni prince charmants...La soirée se passe autour d'un thé ! La petite fille fait de son mieux pour se souvenir de cette très longue histoire et les yeux d'Aboudakrim tentent désespérément de rester ouverts alors que ceux de Ibba depuis longtemps se sont fermés !
jcf |
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| mercredi 21 mars 2007, a 11:27 |
| sable fin , ciel bleu , soleil , dromadaire, touareg :carte postale ?non vraie vie |
  ... Dans la journée un Touareg est arrivé monté sur son dromadaire ,nous étions sous la tente ,et le temps que nous réalisions , il avait déjà enlevé la selle et entravé l'animal ...pas bien grave ai-je pensé . Moussa lorsqu'il m'a envoyé le programme prévu pour le séjour , en décembre , m'a promis une grande promenade à dos de dromadaire...j'aurai le temps demain de faire des photos ....mais horreur peut être une heure après le groupe des Touareg qui étaient seulement venus en visite repart emportant avec eux les 3 dromadaires du campement . Vite je cherche Mossa et lui demande de m'accompagner d'un coup de 4X4 jusqu'à eux , car déjà ils sont loin et je souhaiterai au moins une photo ! Les femmes ont installé sur une natte leurs bijoux ,qu'elles proposent de nous vendre ...il y a aussi quelques boites, des sacs en peau ... Bien entendu Moussa nous dit qu'il faut comprendre , que le prix est élevé car ce sont leurs bijoux oui mais , il n'empêche que si c'est pour les payer aussi chers qu'en France cela m'ennuie , d'autant que je me montre peut être bassement matérialiste mais le sejour coûte déjà pour mon fils et moi 900euros ! Je suis déçue , très déçue , moi qui espérais avoir la possibilité d'acheter plusieurs bijoux pour les proposer en France et rapporter le bénéfice produit lors d 'un prochain voyage , je ne peux pas prendre le risque ! Je me contente d'un collier , il ne sera même pas pour moi mais pour une amie qui a la gentillesse de s'occuper de mon chat "Massai" (un chat noir d'où son nom ) pendant mon absence . Nous prenons le temps de mieux faire connaissance avec ceux de la caravane , cette action humanitaire est leur premier essai , c'est certain il leur manque beaucoup d'expérience et au lieu de profiter du pays, ils sont souvent réunis sous la tente pour essayer de régler les problèmes qui se présentent à eux , toutes ces choses dont ils auraient dû parler avant le départ et qu'ils doivent aujourd'hui débrouiller dans l'urgence...justement ils ont prévu pour la soirée une "rencontre au sommet" .
Le campement s'est vid& | |