je pensais mes explications suffisamment claire mais il sembleraient que certains n'aient pas compris
Pour le menu proposé le restaurant le Touareg demande une participation de 15€ tarif plus bas que d'ordinaire de plus ,il vous sera demandé également 10€ à remettre à l'association de la caravane du coeur .
Il est précisé :2 paiements séparés car ce ne sont pas les mêmes caisses.
Si vous êtes une famille nombreuse c'est à vous de voir avec Moussa Ag Assarid ,président de l'association,s'il accepte que vous ne donniez pas cette somme.
Je n'ai jamais parlé d'un don ,Le "restaurant le Touareg" et moi même ne faisons pas partie de la caravane du coeur ,nous ne pouvons vous assurer que ces 10€ vous donneront droit à une déduction d'impot .La encore ,vous devez vous adresser directement à Moussa Ag Assarid .
Comprenez que la soirée vous coutera 25 euros par personne mais que le restaurant n'aura que 15 euros pour le repas qu'elle vous propose..
Un des visiteurs du blog m'a demandé également si je serai présente lors de cette soirée. oui ,j'aurais plaisir à vous y retrouver ,sauf imprevu j'assisterai au "couscous débat " ce soir là ainsi qu' au Diaporama que Moussa ag Assarid prévoit de faire
alors à bientôt peut etre et n'oubliez pas de réserver
UN CLIC SUR LE CD VOUS SEREZ SUR LE LIEN DE TANNEMERT POUR QUE VOS ACHATS SERVENT A GONFLER LA TIRELIRE DES ENFANTS SANS QUE CELA NE VOUS COUTE RIEN DE PLUS QUE LE PRIX DU PRODUIT
vous vous etonnez que j'ai un deuxieme blog "tannemert' qui présente parfois les articles sur le meme sujet qu'awanekkinnan. En fait certaines choses sont impossibles sur l'un et d'autres sur le second ainsi:
TRADUCTEUR EN LIGNE (impossible de mettre le lien sur ce blog)
LES RECHERCHES pour les articles d' AWANEKKINNAN :
elles sont facilitées sur tannemert grâce au moteur de recherche google dans la colonne de droite en cochant: sur awanekkinnan
LES LIENS il y en a plusieurs types :dans les articles en cliquant sur la phrase soulignée ou en cliquant sur les photos, ou encore dans la colonne de droite
DANS "BEST OF" colonne de droite ,en bas ,vous trouverez les articles les plus importants ou les plus appréciés.
à vous de me dire lesquels vous souhaitez trouver dans cette liste . Celui des ecoles s'y trouve bien entendu ,puisque c'est le projet le plus important ces temps ci que je soutienne ,et vous aussi à travers le partenariat alapage et les pubs google vues sur tannemert principalement.
TANNEMERT , mon autre blog , n'hesitez pas à vous y rendre . les fichiers joints ,les diaporamas ne peuvent etre mis en ligne sur "mongenie" .vous trouverez donc sur l'autre blog des articles similaires mais certains autres différents
LES ANCIENS ARTICLES / j'y reflechis toujours .
là encore la recherche via tannemert facilite les choses : les categories sont plus nombreuses vous trouverez donc des articles de tannemert avec des liens vers ceux de awanekkinnan
mais pensez aussi au best off :chaque article choisi dans ce paragraphe a des liens vers les memes sujets.
COMMENTAIRES n'hesitez pas à en laisser et à les lire , ils sont souvent très interessants . j'ai mis dans le paragraphe "categories" un lien intitulé "commentaires" qui vous amènera à beaucoup d'articles qui en comportent .Et n'oubliez pas qu'un blog vit aussi grâce a vous à travers vos messages .rien de plus desolant lorsque l'on a 600 visiteurs e que pas un seul ne vous dit c'est bien,ça pourrait etre mieux ,j'ai appris quelque chose ou meme vos avez fait une erreur!
l'hebergeur de mon blog de voyage "Tannemert" est en maintenance j'en profite pour vous écrire quelques mots.
Au début du 20e siècle la journée d'un écolier français commençait par le cours de morale puis venaient les règles d'hygiène et enfin la prévention routière ,quelques minutes seulement mais qui permettaient d'apprendre ou de réviser les règles de base de ces choses qui font partie intégrante de notre vie.
Ce que l'on remarque en premier en arrivant au Mali comme d'ailleurs dans beaucoup de pays d'Afrique ,du Proche Orient ou d' Asie c'est justement ces habitudes qu'ils ont et qui vont à l' encontre de ce qu'on nous apprend. Des campagnes à travers ces continents tendent à faire prendre conscience aux habitants , que certains gestes peuvent , sans leur sauver la vie, tout du moins leur permettre d'avoir moins de problèmes de santé .
Aux infirmiers ,médecins il revient la lourde tâche d'enseigner comment traiter une plaie même bénigne afin d'éviter l'infection , d'utiliser le préservatifs pour limiter l'avancée du sida ,des dizaines de gestes du quotidien dont ils n'ont aucune idée .
Il m'a été donné de voir à Taboye par exemple une évacuation d'eaux usées qui se déversait à quelques mètres du lieu ou les enfants jouaient. Vous pouvez imaginer la prolifération des bactéries avec la chaleur qui règne dans ce pays. Les mamans ,non loin de là regardait s'ébattre leur progéniture sans que l'idée les effleure qu'ils risquaient de tomber malades en mettant à la bouche ce sable souillé.
Dans les rues de Gao ,un autre problème m'a interpellée: les papiers sales abandonnés au gré du vent quand ce ne sont pas des ordures qui traînent au milieu des rues...
Dans la bibliothèque, à Taboye , il est noté sur le grand mur les règles de vie :se laver les mains avant d'utiliser un livre ,le remettre à sa place. Évidement pour nous qui n' avons qu'un robinet à tourner il n'est pas difficile de dire: "laver vous les mains" et encore ! Si vous avez des enfants et même des ados ,ne constatez vous pas combien ce "petit" geste est souvent oublié.
Le livre dont je vous parle dans" Tannemert" vous rappellera ces bonnes habitudes que nous devrions toujours avoir.
En se promenant au bord du Niger vous découvrirez un troupeau de chèvre sur les rives ou quelques vaches les pattes dans la vase ,alors qu'un peu plus loin un groupe de femmes fait sa toilette avec application dans une eau glauque , ou lave son linge , quant à la vaisselle si vous avez vu ma vidéo "du coté de Gao" vous connaissez la méthode, avec le sable de la rue...
Et si je vous parlais de la boucherie...non je préfère vous laisser imaginer ,de toutes manières ,interdiction m'a été donné d'un geste péremptoire de sortir mon appareil photos!
Simplement fermez les yeux ,ouvrez les narines et sentez cette odeur de sang séché, écoutez le bzzz des mouches... Au campement touareg nous ne risquions pas un empoisonnement par la viande ,d'abord il y en avait très peu quand il en avait ,d'autre part ,la chèvre était tuée sous nos yeux ,enfin un peu à l'abri quand même....quoique maintenant que j'y pense ,le vétérinaire ne passe peut etre pas régulièrement pour verifier la bonne santé du cheptel ...quant à l' endroit aseptisé pour abattre l'animal ,c' était le sable que nous avions largement foulé avec nos baskets ou nos pneux de voiture...
3 enfants sur 5 n' atteint pas l' âge de 5 ans au Mali...
Le manque d'' Hygiène ,est un parmi les nombreux problèmes qui cause ce taux de mortalité faramineux
Si au Maroc vous trouverez des étals vous proposant de dents en remplacement de celles que vous n'avez plus, au mali vous pourrez faire de l'automédication, bête noire des médecins même en France ...seulement en France les gens sont au moins capable de lire les notices d'emploi .Sur le marché, vous trouverez votre bonheur...enfin le bonheur de celui qui va vendre! si vous avez la chance de tomber sur des médicaments qui ne sont ni périmés ni des contrefaçons vous avez le risque d'acheter un remède plus dangereux dans votre cas que la maladie. Le marché noir pour les médicaments est un fléau qu'il est malheureusement très difficile à juguler .L'aspirine ne doit pas être prescrit car votre sang est trop fluide aucune importance ,vous n'aurez plus mal à la tête ,vous êtes allergique à la cochenille ,tant pis ,vous ne tousserez plus!
Et l'eau direz vous ...cette eau si précieuse ...pensez vous qu'elle soit toujours potable! Loin s'en faut.
Comme les cailloux que semaient le petit poucet lorsque ses parents l' amenèrent dans la forête le chemin de vie de tous les Maliens est parsemé d ' écueil qui ont pour nom : manque d'hygiène,mauvaise médication,maladie trop tardivement décelée,manque de prévention,eau non potable, mauvaise conservation des aliments....
En cette période et ce jusqu'a la fin de l'automne aller dans le nord du mali n'est pas le meilleur moment loin de là , en effet juin à septembre c'est la saison des pluies.
Si vous souhaitez vous offrir un dépaysement au pays des touareg je vous proposerais plutôt le Hoggar .Je vous en ai brievement parlé lorsque je vous ai invité à connaitre ti hinnan l'ancêtre la plus illustre des Touareg et d'aller à sa rencontre lors du festival qui se dérouait à Ta manrasset dans mon article du 11 fevrier
L organisateur de ce festival peut d'ailleurs vous concocter un très agréable sejour ,dans cette région beaucoup plus touristique que le nord Mali eriche de sites archéologiques ,et de paysages fabuleux Vous pourrez là aussi vous plonger dans la vie d'un campement touareg qu'ils soient sédentaires mais aussi vous reposer dans une oasis comme celle de tamanrasset.... là bercé par le vent dans les palmes vous pourrez écouter des contes touareg à moins que vous ne souhaitiez le faire autour d'un feu qui doucement fera rayonner sa lumière et sa chaleur. Chaleur du feu ,chaleur de l'accueil que vous trouverez
Les touareg sont très à la mode ces temps ci ,Un reportage etait proposé dimanche sur arté en fin de soirée concernant le hoggar ,canal renouvelle l'idée ce soir à 22H50 ,partez pour le Niger à la decouverte de la culture touareg
bonjour à tous ...aujourd'hui j'aimerais remercier les personnes qui parmi vous ont accepté de se rendre sur le blog "tannemert" pour y laisser des votes ,pour mon blog de voyage ,et pour chaque article (qu'ils appellent notes).il me reste 15 jours pour tenter d'être parmi les bons blogs et j'ai quelques 170 points à rattraper pour ce faire !
cela n'est pas une mince affaire ,mais comme hier encore "awanekkinnan" a eu 500 visiteurs j'ai encore quelques chances!
aujourd'hui j'ai mis en ligne sur le blog de voyage les journées au campement que j'ai largement remanié...je n'ai pas le temps d'ecrire un article également, pour awanekkinnan ,j'espère demain.
En lisant mon recit de voyage vous avez fait la connaissance de Family team et il y a quelques jours vous avez lu l'article de Nathalie ,la maman .
Aujourd'hui c'est Bastien et son Papa,Bernard , qui sont à l'honneur sur le blog .Pas franchement de rapport avec les Touareg direz vous ! tant pis!
Voici LA bonne nouvelle que tous ses amis supporters attendaient avec impatience ... OUI, Bernard et son fils, le pilote Bastien, de l'equipe des CARS MAN'S ont remporte le premier prix et la coupe en papier mache de la TECHNICITE pour leur proto de caisse a savon dont voici ci-dessous le descriptif incroyable...
Fonctionne à l'energie solaire et nucleaire Propulsé par 2 moteurs de 150 watts chacuns Alimenté en 24 volts par 8 batteries de 12 volts chacune branchees en serie et parallèle Freins independants sur les roues arrieres Signalé par klaxson à compression 5 tons symphonie du Pont de la Riviere Kwai revue et modifie par l'artiste
le tout réalisé a partir de 2 trotinettes electriques en provenance d'Emmaus pour un cout de 20 euros siege baquet compris !! ( hors panneau solaire )
Dès l'entrée dans la ville de GAO , au milieu des maisons ,j'ai été surprise de découvrir un marché du bois ,un peu comme nos charbonniers d' antan ,rien à voir avec les bûches bien calibrées que l'on trouve chez nos fournisseur pour la cheminée, ici un terrain rempli de morceaux de bois dans un équilibre précaire.
L économie d'une famille malienne est directement liée aux ressources naturelles. On parle de l'eau qui manque , mais qu'en est il du bois ? Avec la désertification la rareté du bois devient, elle aussi une problématique à laquelle il faut songer. Pour faire la cuisine une femme malienne utilise une grand quantité de bois , et pour faire le thé ,les touareg comme les songhoi utilisent du charbon de bois . Pour obtenir ce charbon de bois une quantité endorme de bois est brûlée sans que l' énergie ainsi produite ne soit semble t'il utilisée .Depuis 1994 ont ete créés des centaines de marchés ruraux de bois autour des principales villes du pays comme celui que j'ai vu.
Il m'a été précisé que Six millions de tonnes de bois sont consommées chaque année au Mali, dont 500.000 tonnes pour la seule ville de Bamako, la capitale, soit environ 400.000 hectares déboisés par an .
Le mali utilise son bois mais aussi l'exporte notamment vers la Mauritanie. Le ministère de l'environnement conscient que l'exces d'exploitation risque à plus ou moins long terme de diminuer les terres arables avec l'avancée du désert, a donc décidé de ressortir il y a quelques années une loi qui avait été mise aux oubliettes (en effet Il fut un temps pendant le regime de l'ancien dictateur moussa Traoré où les contrevenants étaient lourdement sanctionnées: amendes mais aussi voies de fait ). Sont donc interdits :la coupe abusive du bois et l'exportation du bois de charbon pendant la saison des pluies (juin à janvier), petit répits qui pendant l'exploitation du seul bois sec , donne le temps à la végétation de se renouveler.
Certaines espèces sont protégées : le palmier à huile, le rônier, le gommier, le néré, le karité, le caïlcédrat, le ''balazan'' et le ''ngalama''.
L'état ne peut mettre en place un surveillance maximum sur tout le territoire ,seuls certains sites connus sont très surveillés ainsi que les routes..
''Les sanctions vont d'une amende de 7€6 à 76 € environ , peine bien légère pensez vous peut âtre au regard de l'importante pour le pays de cette entorse au règlement , mais elle est généralement assortie d'un emprisonnement de 10 jours à un mois Au-delà de ces sanctions, la tronçonneuse et le véhicule de transport de bois peuvent être saisis Mais n'oublions pas que le mali est extrêmement pauvre et qu'un instituteur par exemple gagne 100€ par mois,qu'une grande partie de la population vit grâce à ce marché du bois.
Autre problème lié à cette loi,cette période d'interdiction de couper le bois fait augmenter considérablement les prix ,sous prétexte que le bois manque même si les zones d'entreposages sont d'après certaines sources , bien achalandées ..Le sac de charbon de bois passe ainsi de 4€50 à 8€...
alors quelle solution ?
les maliens pourraient prendre les mêmes habitudes que les turcs .Si vous avez remarqué devant leurs maisons des galettes qui semblent de terre sont empilées ,les unes au dessus des autres ,formant de veritables murs . Ce sont des galttes de bouse de vache que les habitants des regions arides de turquie utilisent comme combustible .
La bouse d'âne ,de cheval ou de mouton prenant le nom de fumier sera utilisé ,lui , comme engrais .
Tout est en ordre ,les liens "boutiques du blog" fonctionnent à nouveau :Si vous souhaitez acheter ou simplement voir les livres que j'ai aimé et dont je vous ai parlé .
N'oubliez pas que tous les achats à alapage via ces liens mettent quelques centimes de plus dans la tirelire des ecoles du coté de Gao,
l'animateur concepteur de l'emission karim Amiti "je dis culture" diffusée tous les jeudis de 21H A 22H30 en direct sur canal Algerie, nous a présenté cette semaine le livre de Mr Badi Dida "IMZAD UNE MUSIQUE MILLENAIRE TOUAREGUE , il n'est malheureusement pas en vente pour l'instant en France. pour tous renseignements prière de me contacter
aujourd'hui ,la vidéo un peu plus longue, est enregistrée sur dailymotion.
vous avez déjà vu les premieres minutes ,c'est la promenade en pinasse vers la Dune Rose mais j'ai pensé qu'il vallait mieux ne pas reprendre en cours .j'espère quoique vius soyez peu nombreux à laisser des commentaires que vous avez apprécié ce voyage et que mon récit et mes images vous donneront envie un jour d'aller du coté de Gao ....
si les textes vous ont plu vous pouvez voter pour mon récit sur mon carnet de voyage .vote autorisé chaques jours...cliquer sous les articles sur" voter pour la note"
vous avez préféré les photos ...sur "tannemert" vous trouverez un diaporama en ligne ...pour voter :même lien ,categorie différente....
je compte un peu ...beaucoup ....sur vous!
oupsss je viens de regarder le debut de la vidéo. la ballade c'est en pirogue et non en pinasse ,la pinasse est une pirogue à moteur....je crois que pendant que je faisais le montage j'etais ailleurs...sous le soleil du Mali je crois....
" Family Team" est arrivée à Taboye quelques jours avant nous ,avec la caravane du coeur , Une fête était organisée à l'occasion de leur arrivée . De notre côté nous ne sommes restés qu'un jour à Taboye , Nathalie a donc la gentillesse de partager avec nous et donc vous (!)ce que je n'ai pas eu le plaisir de voir ou de vivre .Je lui laisse la plume ...
« Les enfants du sable »:
Le 23 février nous arrivions au campement Touareg de Taboye. Une centaine de paires d’yeux vint se plaquer aux vitres crasseuses de nos véhicules enfin immobilisés, curieux de découvrir les visages des toubabs venus soutenir leur cause. L’attroupement compact se relâcha un peu le temps que chacun de nous prenne la bouffée d’oxygène nécessaire à la prise de conscience d’être parvenu enfin à destination. Puis elle se resserra à nouveau autour de Moussa pour assister à ses retrouvailles avec Ibrahim son frère et Mossa, son cousin.
Moussa rentrait au pays cette fois accompagné de ses amis français à qui la route ensablée depuis Tombouctou, avait donné un teint local. Le fourgon conduit par Julian et Stephane et qui devait servir pour le ramassage scolaire des enfants de l’école des sables était arrivé déjà depuis deux jours. Moussa et Carole apportaient un Hilux, Meggie et Alex un Runner, deux Toyota qui serviraient d’ambulance. Le nôtre serait parké à Bamako pour faciliter nos prochaines escapades africaines mais il nous appartenait de sécuriser le parcours de la Caravane du coeur, compte tenu de notre expérience en la matière (mécanique, CB, GPS …). Chacun avait donc rempli sa mission de convoyage.
Munis de nos torches, nous, les 11 caravaniers, nous installâment avec nos duvets, par paquet, n’importe où, dans la tente bambara décorée de guirlandes de laine qui nous était attitrée jusqu’à la fin du séjour. Nos enfants, Melody et Bastien s’endormirent sous le dôme de natte qui leur rappelait la voûte céleste de nos régulières soirées bivouac à la belle étoile. Alors que les conversations en Tamacheq * et les bêlements des chèvres qui se poursuivaient à l’extérieur me berçaient, je repensais au parcours et au carnet de voyage que quotidiennement j’alimentais avant de boucler une journée. Destination finale. Taboye – nord Mali. Nous finissions par ne plus penser à notre but tant le nombre de kilomètres depuis Montpellier nous avait fait passer la patience de les compter. Combien en fait ? En 17 jours plus de 9000 si l’on ajoute le détour par Bamako pour répondre à la demande des journalistes de nous faire participer à une conférence de presse et la remontée par Tombouctou pour faire connaissance avec les touaregs de la Caravane de la Paix. Une longue route qui, au moment de l’arrivée, se mesurait d’un coup.
Comme à l’accoutumée, nous nous levâmes à 6 heures au rituel des 3 thés pour les adultes et de la vache Qui Rit pour nos enfants. Mais ce matin était différent car il régnait l’effervescence du festival organisé à notre attention. Les boubous Songhoï et peuls étaient moins nombreux. Des touaregs étaient arrivés en renfort avec leurs gandourah bleu indigo, leurs bijoux et leurs sabres, sur le dos de leurs chameaux et leurs chevaux parés pour la course. Leurs femmes avaient formé un cercle serré et en frappant des mains chantaient pour obtenir la transe indispensable au signal du départ. Melody et Bastien s’agrippaient à moi pour courir par vague avec la foule entre les dangereux buissons d’acacias et au rythme du vent sahélien qui nous piquait les yeux. Bernard perché sur notre véhicule pestait en tentant de dégripper l’appareil photo qui avait trop mangé de sable. Puis Moussa revint et fit grimper Bastien sur son chameau et ils filèrent tous deux dans le paysage rejoindre les guerriers.
* langue Touarègue
Le moment était symbolique. Je les revoyais, le jour du départ, Place de la Comédie à Montpellier, alors que Gérard Klein, le parrain de notre association les filmait justement sur un chameau mais en train de faire le tour des 3 grâces. Ce furent beaucoup de souvenirs qui se bousculaient en fait. Un sentiment étrange de « fierté » d’avoir effectivement participé à un véritable périple humainement utile et la « honte » de m’être sentie désoeuvrée malgré et à cause de l’ampleur des besoins. Mission accomplie mais avions nous tant fait ? Si peu que je n’avais plus rien à faire qu’à me lancer ensevelir. Tant à faire pour que ce peuple du désert millénaire puisse nomader quelques années de plus.
Dans quelques jours nous ferons circuler le grand bâton des palabres de main en main afin que chacun de nous s’exprime sur le parcours qui l'a amené à partager avec les autres cette aventure, cette « caravane humaine ». Je n’ai pas grand-chose à dire au groupe ni aux touaregs. J’ai au fond de moi cette image de mon fils se promenant dans le désert avec un homme bleu qu’il considèrent désormais de sa famille, qui lui a fait connaître le goût du lait de chamelle coupé à l'eau du puits, des dattes au fromage de chèvre et des fleurs d’acacia, à manger des spaguettis-sauce-tomate dans un plateau unique pour dix personnes et avec les doigts, à dénicher des gerboises dans les dunes, des oiseaux à minuit, à dormir sur une peau de mouton… La confiance que Moussa lui a accordé en lui donnant la responsabilité du micro de RFI (Radio France internationale) et des interviews pour la télé et la capacité de Bastien à accompagner Moussa « le berger Touareg » dans la préservation de ce mode de vie si austère et si riche à la fois.
Le lendemain les femmes avaient démonté les belles mais lourdes tentes nomades en vélum de cuir rouge et la plupart des invités du désert avaient levé le camp. Face à notre tente-tortue de nattes tressées, un puits, quatre murs pour le coin toilette et deux bâtisses en banco délimitaient l’horizon de sable. L’une était la maison d'Ibrahim, le Directeur de l’Ecole des Sables avec un auvent où fumait des marmites, appelées « restaurant scolaire » et l’autre servant de dortoir aux petits pensionnaires de l’école. Sur la gauche nous découvrions la bibliothèque où nous avons fait connaissance avec trois membres de la fondation Club Med venus confectionner les rayonnages et peindre sur les murs quelques règles utiles à la conservation des ouvrages qu’ils ont apportés "Se laver les mains avant d'utiliser un livre, le remettre à sa place en fonction des couleurs etc... Du campement au village de Taboye il fallait traverser une étendue de aride et poussièreuse en suivant le chemin des écoliers. Au bout, un bloc dont les murs de pisé possédait des fenêtres condamnées par des planches et quatre classes à visiter. Melody, ma fille fût impressionnée par la petitesse de la première classe et l’empressement des 60 enfants Songhoï présents à se lever à notre arrivée. Mamadou, l’enseignant, convia instantanément mes enfants, Carole, Max et moi même à la dictée du jour dont le titre était « Mes vacances à Kayes » puis proposa à Bastien d’intégrer jusqu’à la fin de notre voyage sa classe de CM2 – ce que j’acceptais sous l’empressement de celui-ci. Je suivais alors Melody dans les autres classes où cette fois nous rencontrions les élèves touaregs de l’école des Sables beaucoup moins nombreux (38 au total) dans leurs tuniques bleues sagement installés à leurs tables-banc. L'institutrice malienne était en peine pour apprendre le français à la classe des plus petits dont elle s’occupait car elle ne parlait ni la langue Tamasheq ni ne savait calligraphier l'alphabet Tifinagh de leur tribu. Dans la seconde classe d’autres gamins attendaient devant un tableau noir et un texte sans faute. Leur professeur souffrant était hospitalisé à Bamako – Il est malheureusement décédé depuis. Enfin, dans la dernière classe les grands avec qui nous prenons le temps d’échanger longuement sur le thème de l’hygiène dans les campements – Au dessus de la porte une mention indiquait « le travail libère l’homme ». Ils étaient seuls car Ibrahim leur professeur était occupé à sa tâche de Directeur qu’il assume aussi. Nous découvrions un système scolaire particulier. Par exemple, la méthode d’enseignement d’Ibrahim est inspirée de celle pour les personnes sourdes ou mal entendantes associant le dessin (l’écriture) et le mot prononcé (son). Les enfants des familles nomades peuvent devenir pensionnaires de l’école à tout moment, quelque soit leur âge et sur des durées variables. Il convenait effectivement d’adapter l’enseignement mais aussi de procurer une motivation scolaire à ces enfants pour qui aller à l’école c’est quitter la famille et parfois l’aide qu’on lui apporte. Ainsi nous découvrions que les horaires n’étaient pas fixes et que les présences n’étaient pas pointées, que pour responsabiliser les enfants on préférait leur donner de l’autonomie et préserver leur liberté.
Je faisais la vaisselle avec du sable puis chauffer l’eau pour préparer l’une de nos spécialités de baroude « soupe chinoise iophilisée ». Blanche, auteure de « l’éloge du désert » me soutenait dans ma lourde tâche tout en me racontant son dernier reportage en Afghanistan auprès de trafiquants d’armes talibans et son expérience en matière d’escalade de cathédrales à main nues. Elle interrogeait Bernard sur le « concept » d’aventure en famille et Bernard la rassurait. Les enfants avaient une capacité d’adaptation et une conception du monde extraordinairement positive ! Blanche viendra chez nous, sous la tente berbère que nous avons installé dans notre jardin montferrierain préparer son prochain bouquin « l’éloge du désir » avec la quiétude que son aventure ne s’arrêtera pas avec la fin de son cébibat. Puis Bernard répara la CB dont il avait équipé la future ambulance. Il vérifia sur son ordi de bord les cartes satellites concernant le parcours du lendemain pour le campement nomade de N’Tamat où ne devions être reçu par le père de Moussa. C’est du boulot tout ça. Carole, l’infirmière de la caravane, convertie à l’islam, était partie faire sa prière. Elle donnait tant. Au plan médical Carole devait prendre des décisions importantes : Une cantine pédiatrique devait être laissée à l'école des sables avec garantie d’une prescription après consultation afin que les « remèdes » ne soient ni revendus à la sauvette sur le marché de Taboye ou de Gao, ni délivrés en dépit du bon sens. Elle ne savait pas encore qu’elle allait obtenir la promesse deux semaines plus tard du Directeur Général de la santé du Mali en personne qu’un infirmier et un matrone traditionnelle seraient délégués pour le centre de Moudette où les 3 autres cantines de médicaments devaient être déposées. Carole, et ses messages à la CB : « La caravane avance » « Tout est juste et bien » … Je veux qu’elle sache que je ne crois pas en son Dieu mais que je trouve qu’il est grand et qu’elle aussi. Cette fille est extraordinaire.
Bastien s’installa sur la natte. Il raconta à Moussa son contrôle scolaire sur le paludisme. Puis Moussa, comme chaque soir, lui offrit un nouveau conte africain qu’il lui mima, une peau de mouton sur la tête en courant autour du feu et Bastien était fasciné. Il préparait plusieurs livres dont certains seraient illustrés par Melody qui ne cessait pas de dessiner tout ce qu’elle voyait. Melody qui ce soir était dans les dunes, sous la lune, avec Arnaud, un ado de 15 ans venu en « touriste équitable » se plonger avec sa mère dans la culture du désert. Max, notre webmaster envoyé par la succession Saint Exupéry posait mille questions aux enfants à qui le lendemain nous allons remettre lors d’une cérémonie le matériel scolaire, les livres, les couvertures et les médicaments offerts en France et en Espagne. Meggy et Alex, les cameramen du groupe étaient allés faire une ballade au bord du fleuve Niger. Ils n’étaient pas rentrés et devaient sans doute partager les 3 thés quelque part. Stephane et Julian découvraient les photos du parcours. C’était pour ces 4 là le premier voyage en Afrique et curieusement autant ils s’expriment peu, autant ils ne paraissaient pas fatigués. Là où certains auraient été saoulés par les pannes, les détours inutiles, les repas sautés, les nausées (dues aux traitements antipaludéens) agacés par les piqûres (quand même) d’insectes en tout genre, les griffures d’acacia pour cause de bivouacs trop rapides, excédés par les innombrables attentes aux postes de contrôles à résister aux tentatives de corruptions et de racket – d’autres, comme eux, restaient zen, presque contemplatif devant l’austérité du désert à se remémorer la route et le bonheur des enfants de l’école des Sables– A chaque kilomètre parcouru sur cette terre autant de distance faite en soi ? Sans aucun doute.
Nous avons quitté le Mali et ses 40 degrés alors que nous n’étions qu’au début de saison sèche. Depuis nous avons appris que plusieurs vies avaient déjà été sauvées grâce aux véhicules que nous avons laissés là-bas. Que notre volonté soit capable d’avancer aussi vite que le désert à présent ! Inch’Allah.
Nathalie Valera Gil
note : dans son récit ,Nathalie nous dit que leur vehicule reste à Bamako pour leurs prochains périples,vous avez bien compris qu'ils parlent de leur vehicule personnel bien entendu !
Arnaud et moi n'avons eu le plaisir de les cottoyer deux petits jours ,nous les avons retrouvé à Taboye ,nous avons avec eux connu le bivouac sous les etoiles et le premier jour au campement touareg qu'ils ont quitté en fin d'après midi .dommage!
photo: bastien et Moussa ...oui oui bastien c'est lson jeune fils dont Nathalie vous parle! et qui a pris le micro à RFI
aujourd'hui la vidéo n'est que le projet. je dois changer les morceaux de musique et rajouter des photos qui sont encore dans les appareils sur pellicule. mais la vidéo de la suite est déjà presque achevée...vous reviendrez sur la vidéo définitve en temps voulu ,encore un peu de patience...
vous êtes nombreux à venir lire mes articles , mes récits de voyage,ou regarder mes photos, mais pour qu'un blog "vive" il faut des commentaires ... me dire si les "info" que je mets en ligne vous interessent ,de quoi vous aimeriez que je parle ,ou si franchement la lecture du blog ne vous apporte rien.
une moyenne de 400 personnes vient tous les jours sur le blog et seules quelques unes m'envoient un petit message ou un commentaire...votre avis m'interesse!
ET pensez aussi , si vous voulez acheter un billet d'avion , faire des tirages photos , demander un visa , acheter des fleurs via le web ...que , plutot que de passer directement sur le site interessé, si vous êtes nombreux à suivre les liens publicitaires choisis par l'hebergeur de ce blog ,quelques centimes vont dans la tirelire de "l'ecole pour les enfants du coté de Gao" ...
la vidéo du voyage est en ligne par bandes des 5minutes environ à partir du dimanche 15 . avril
si vous n'êtes interessé que par le carnet de voayge , photos , vidéo vous pouvez vous rendre sur mon blog de voyage
Moussa Ag Assarid sera à la Cadière d'azur ,près de Toulon dans le Var le week end du 18 mai . Profitant de son passage dans la région un "couscous débat " est organisé au restaurant Le Touareg ,au mourillon à Toulon , en sa présence.
Touchés par le projet de la caravane du coeur les restaurateurs ont souhaité organiser une soirée qui autour d'un délicieux couscous réunira Moussa et les convives .
Dès que l'on passe la porte du restaurant" le touareg " on se retrouve dans l'ambiance chaude du Maroc .Une cuisine soignée , une présentation agréable , un accueil sympathique , nous laissent l'impression de nous retrouver entre amis dans l'intimité de ce cadre. Pendant qu'en sourdine vous reconnaitrez un morceau de musique de Tinariwen , de elissa Mazikana ou de bien d'autres , vous respirerez les parfums des épices mêlés ...
Les tableaux accrochés au mur nous rappellent que si l'homme bleu , le touareg , le Kel tamacheq , figure emblématique , habite rarement le sol marocain , il puise ses racines chez les berbères qui eux ,sont nombreux dans cette région .
Petit retour en arrière sur l'aventure de la caravane du coeur Moussa avait toujours eu cette idée en tête d'amener des véhicules tous terrains pour faciliter les déplacements des enfants touareg de leur école des sables à Taboye jusqu'aux lieux de campement de leurs parents nomades Touareg. Lorsqu'il constata que son livre , paru au printemps dernier , commençait à avoir du succès il pensa que le moment était venu de réaliser son rêve et de profiter de l'opportunité de la promotion du livre pour parler de son projet . Seulement voilà , la bonne période pour se rendre au Mali est de Décembre à Mars : Soit il fallait précipiter les choses , profiter de la bonne volonté de quelques jeunes qui voulaient s'associer à cette idée et qui étaient libres à ce moment là , soit attendre d'avoir les liquidités afférentes à une telle entreprise et attendre la fin d'année 2007 début 2008 pour entreprendre le voyage. Le choix fut d'un départ quasi immédiat , l'idée jetée sur le papier quelques semaines auparavant prenait vie , la date de départ etait choisie pour début février et dans la foulée l'association était créée. Les véhicules ont été laissés sur place au Mali comme cela était prévu , et vous pourrez lire le voyage des caravaniers sur leur site caravaneducoeur.com .
Ils sont maintenant au moment des comptes , et les emprunts doivent être remboursés.
Pour cette soirée qui vous permettra de passer nous souhaitons un agréable moment Une participation de 15 euros sera demandée pour le repas ainsi que 10 euros qui seront donnés à l'association de la caravane du coeur.(Merci de prévoir deux paiements séparés) réservations au 04 94 03 00 12
Plusieurs articles sont en préparation pour le blog mais j'ai besoin de quelques précisions avant de finir de les ecrire .
En attendant je vous propose de découvrir le tout dernier livre de Jean-Michel Thibaux ," Sous la griffe du Bouddha " pavé de plus de 400 pages que l'auteur vient de me dédicacer.
A travers tous ses livres Jean Michel Thibaux nous invite aux voyages , voyage à travers les pays :du sud de la France à Panama en passant par l' Egypte mais aussi voyage à travers l'Histoire ....et les centaines de pages s'envolent dans un souffle . Avec "La bastide blanche" j'avais retrouvé les lieux où j'allais me promener enfant et qui prenaient vie avec ses héros. Avec l'abbé Saunière j'ai vécu avec le secret des templiers... Un vocabulaire riche sans être rébarbatif ,un decor et des personnages si bien décrits qu'ils en deviennent palpables .
Dès les premières pages "sous la griffe du Bouddha" nous fait découvrir une Russie de cette fin du 19eme siècle secouée par guerre et choléra .Un brin de magie , une pincée de magie ,quelques gouttes de sang , un trait de mauvaises pensées,un zeste d'aventures...à vous d'ouvrir les pages de ce cocktail enivrant ...
Vous me direz comment vous l'avez trouvé !
POUR ACHETER LE LIVRE ET PARTICIPER AU PROJET "ecoliers du cote de gao" voir la boutique du blog dans" mes autres blogs préférés" colonne de droite
Le transaharien qui devrait relier Alger au sud de Afrique n'est pas au bout de sa route ...commencé il y a plus de 30 ans il se heurte aujourd'hui à l'incapacité de certains pays de finir leurs tronçons ,pour le mali par exemple il reste encore les600 kilometres entre Bourem (au nord de Gao)et Timiaouine à couvrir.Ce projet qui devait etre achevé en 2010 impose aujourd'hui au pays de trouver de nouveaux investisseurs
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Lors de l'emission sur France3 samedi soir "faut pas rêver" le problème du sida était abordé dans un reportage . Le mali , comme tous les pays d'Afrique est touché par ce fléau . La maladie reste encore sujet tabou et rompre ce silence est un premier pas qu'il est nécessaire de franchir : le poids de la tradition vis à vis des femmes est parmi les points importants qui intensifient cette pendémie . Vous trouverez quelques articles interessants en langue anglaise : http://www.opendemocracy.net/globalization-hiv/issue.jsp
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Lorsque vers les années 80 le mali a demandé à toutes les ONG pour être accueillies sur le territoire de créer de nouveaux puits , des congrégations religieuses se sont intéressées à cette association possible de "partager " l'eau et l'evangile...on trouve au Mali aujourd'hui 1% de chrétiens
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La baisse du prix du coton secoue les 4 producteurs africains : le Mali le Tchad le Bénin et le Burkina fasso . d'après le "TIMES",le prix sur le marché mondial est le plus bas depuis 1930. Retrouvez l'article que j'avais mis en ligne le 14 février
largement repris par les medias vous pouvez trouver certains articles interessants sur ce sujet ,quelques uns un peu anciens ,d'autres très politisés mais qui donnent une idée plus précise du problème:
et une nouvelle que Moussa Ag Assarid vient de m'apprendre et qui endeuille l'école des sables "Saint Exupéry "de Taboye, sa famille, ses amis : L'enseignant qui à été évacué à Bamako juste avant notre arrivée est décédé. Il s'appellait Moussa Kamissoko.
Il est 21H30 nous sommes lundi soir , l' aéroport de Marseille est pratiquement désert ,et nos bagages viennent de surgir sur le tapis roulant .Les vacances sont finies mais il nous reste les photos ,les souvenirs ,les adresses de nouveaux amis griffonnées sur des bouts de papier ,que l'on a gardé précieusement au fond de nos poches... L'avion a pris son envol en fin de matinée sur la piste de Gao ,le voyage interminable et lui aussi avec quelques imprévus , nous a ainsi laissé le temps de penser à ces derniers moments passés sur ce bout de terre africaine. Hier , en fin d'après midi, Mossa nous a invité à venir chez lui partager un thé avec les gens de la caravane du coeur .Arrivés la veille au soir ils avaient passé la nuit chez lui. Autour de la théière bleue ,dans son jardin ,nous avons bavardé ,mais rapidement la nuit est tombée et après un moment passé dans la pénombre ,alors que plusieurs fauteuils s étaient vidés nous avons proposé que quelqu'un nous raccompagne pour rejoindre Blanche restée seule à l' hôtel . Nous devions nous retrouver un moment plus tard dans un restaurant non loin de l'embarcadère des pinasses, car les 3 club med et Maximillian avaient choisi la descente du Niger de Taboye à Gao et devaient nous rejoindre. Ils avaient embarqué vers 8H ce matin et la "croisière " dure en général 4H ,les moteurs des pinasses n'étant guère puissants ,et permet souvent de voir quelques hippopotames. La soirée étant bien avancée ,nous supputons le fait qu'ils ont certainement de nouvelles aventures à nous dévoiler ! Et de fait ..mais laissons à ceux qui le souhaiteront le soin de nous raconter... Après le repas qui nous réunit donc tous autour d'une grande tablée chacun repartit vers son gîte. Je dois avouer que le pittoresque du resto de la veille était remplacé là par une froideur très impersonnelle . Et à tous ceux qui pensent :"moi ,quand je bois une boisson gazeuse dans un pays comme cela je ne prends que des bouteilles cachetées!je dirai simplement que je viens de recevoir une vidéo tournée au Maroc qui me fait mieux comprendre pourquoi les 2 personnes avec lesquelles j'ai partagé ma bouteille ont été malades !" Maximillian , Blanche , Arnaud et moi avons choisi de rentrer à pied ,visiter Gao by night à la seule lumière des étoiles puisqu'il n'y a aucun réverbère bien entendu et qu'un lampe de poche n'éclaire goutte était un moment à ne pas rater. D'un bon pas ,car "c'est pas à côté !" nous avait on prévenus...nous nous sommes dirigés vers l' hôtel ,croisant quelques voitures ,quelques mobylettes et une voiture de police qui patrouillait dans une ville au demeurant très calme ..des promeneurs aussi car même à cette heure avancée de la nuit les villes africaines son rarement endormies... Et puis le lendemain est arrivé...petit déjeuner avalé,on a bouclé nos bagages et attendu l'arrivé du 4X4 qui devait nous accompagner à l' aéroport ... Dans le hangar se pressaient les derniers voyageurs de la saison. Quelqu'un nous faisait de grands gestes là bas accroché aux barrières. Le gentil Ali tentait une dernière fois de nous faire craquer pour un "superbe" pyjama bariolé ... Il ne faut pas 10H pour venir de Gao êtes vous entrain de penser...disons que nous devions passer par Mopti .Là l'escale a duré plus longtemps que prévu ,le commandant de bord nous expliqua plus tard que l' équipage ne serait pas en mesure d'offrir thé ou café car ils n'avaient pu avoir d'eau potable à Mopti , dans ce pays en majorité musulman on nous offrit donc pour le repas du vin pour ceux qui le souhaitaient et un sandwich au jambon... Quant au carburant ,étant donné la chaleur à Mopti le plein n'avait pu être fait ,nous avons fait escale en Algérie.... Algérie ....et si la prochaine fois nous allions à la rencontre des Touareg du hoggar ?!... mais retourner au nord du Mali me tente aussi .
Le journal de voyage devra attendre quelques mois avant que je tourne à nouveau ses pages ...
Mossa remet en marche le véhicule qui après un saut de puce se gare à nouveau en bord de route , là bas ni place de parking ,ni trottoir , tout le monde se partage le "pavé " sauf qu'il n'y a pas de "pavé "! les rues sont en majorité simplement tracées entre les murs de banco , routes de sable qui sillonnent la ville ,et dont une seule à ma connaissance est goudronnée .
Un homme posté à l'entrée , quitte sa guérite pour venir à la rencontre de Mossa . Nous ne voyons de la mosquée que ce qui monte à l'assaut du ciel car elle est enceinte de hauts murs . Mossa s'adresse à moi et me demande si j 'ai envie de la visiter .Je pense dans mon for interieur "Bien sûr , nous sommes ici pour cela !" En haussant les épaules je lui réplique un peu étonnée quand même :"ben je voudrais au moins la prendre en photo ! " Et en disant ces mots je descends de voiture suivie d'un Arnaud un peu perplexe aussi . Mossa semble marchander avec l'homme ... La cours est ombragée ...il émane de ce lieu une quiétude qui nous envahit. La mosquée qu'on nous avait désignée comme la pyramide de Gao ressemble à un gros tas de sable piqué de centaines de gros rondins de bois . Une oeuvre de sable comme les enfants aiment à en construire au bord des plages mais sans que leur imagination n'ait été dictée, transformée par la gravure du châ teau d'une quelconque princesse. Une envolée de petits gamins se précipite sur nous pour nous expliquer avec force gestes et peu de mots français que pendant notre visite ils surveilleront nos chaussures déposées sur les marches de sable pour quelque menue monnaie Le guide débite d'un ton monocorde le texte trop bien appris et au demeurant fort intéressant , un peu comme l'enfant qui oublie de respirer pendant qu'il récite sa page d'histoire , nous le suivons et après la clarté vive de l'exterieur nous trouvons la lumière tamisée du premier couloir où les femmes musulmanes à l'abri des regards des hommes viennent le vendredi faire leurs prières. Nous avançons vers l'antre du tombeau , traversons le deuxième couloir ,celui réservé aux hommes . Là , côte à côte , tournés vers la Mecque , après que le Muezzin les aura appelés à la prière , ils adoreront leur Dieu .
Nous longeons un minuscule chemin escarpé , accroché au flanc de la mosquée puis nous suivons un couloir où par endroit il faut presque se plier en 2 afin de ne pas se cogner au plafond très bas , grimpons une très haute marche et atteignons le sommet de la construction . C'est de là que à chaque heure de prière le Muezzin lance son appel aux fidèles . Peut etre son chant ici est il aussi beau que celui qui m'a réveillé hier matin à Taboye ,ce n'etait une psalmodie monotone comme j'ai pu en entendre au fils de mes voyages en Egypte ,en Turquie , en Tunisie, au Maroc, mais un véritable chant avec se nuances , sa mélodie . La visite est déjà terminée , nous retrouvons les jeunes gamins et n'avons que le temps de quitter ce havre de paix lorsque une dizaine de touristes envahissent les lieux . Ils ne pourrons pas y retrouver les mêmes sensations de sérénité que nous ,car leur groupe pépie à qui mieux mieux .
De retour à l'hotel nous retrouvons Abdoulaye qui, assis sur un petit muret devant l'entrée , bavarde avec deux autres maliens , tout en feuilletant un livre que je lui ai donné . Le repas ne nous sera pas servi avant longtemps je m'assieds près de lui et pendant un moment nous causons comme de vieux amis ,échangeons nos e-mails et chacun retourne à sa vie . Pour lui demain ce sera l'école , pour nous le retour vers la France ... Blanche est assise à sa table , son thé a refroidit ...Elle nous regarde , nous sourit et se lève comme un ressort , la pétillante jeune femme a besoin après sa matinée passée assise dans les jardins du Sahara passion de bouger . Elle exécute sous les yeux un brin ahuri d'un client de l'hotel , une roue ,elle s'étire , puis se met à rire ,d'un rire si joyeux qu'il n'en fait même pas taire les oiseaux ... l'après midi passe , le "farniente" ici prend sa pleine valeur, son veritable sens ...
Abdoulaye comme promis nous quitte mais nous lui proposons de nous retrouver dans un moment à l'hotel restaurant " Sahara Passion ". Mossa a l'air pressé ,nous nous empressons de le suivre mais je traîne quand même un peu derrière pour faire prendre quelques clichés supplémentaires et je n'ai que le temps de sauter dans la voiture avant qu'il ne démarre.
Le véhicule longe un grand mur ,et Mossa nous explique que c'est le stade ...foot ou rugby nous ne le saurons pas mais comme je sais que ces temps ci l'une des "figures" du rugby dans ma ville , fait une enquête sur ce sport chez les jeunes au Mali je pense immédiatement rugby tout en étant peut etre totalement dans l'erreur .
Le 4X4 vient de s'arrêter près d'une camionnette garée au bord de la route en plein soleil . Les portes largement ouvertes nous laissent voir une multitudes de bidons jerricanes de toutes formes ,toutes couleurs , tous matériaux .Cela ressemble étrangement à ce qui pourrait être une annexe de station service si les règles de securités que nous connaissons ici étaient largement oubliées !!!
Un flot de musique est déversé par un haut parleur ,dont on ne sait pas où il se trouve ... un spectacle local peut être ? non c'est Hélène Ségara !
on aime ou on n'aime pas mais un coin du var est à l'honneur dans cette rue de Gao , après Daniel Herrero voici une chanteuse de la region !
TENERE : ce qui n'existe pas correspond à notre mot désert
NEK=moi
Ag AHAGGAR=fils d'Ahaggar
Epee=takoba
La selle= TARIK
ar tufat a bientot
ar-assaghat au revoir
l' Azawad est le nom d'un lieu entre Mlai et Niger , désigné durant la rebellion 91-92 par eux memes et accepté par Bamako comme le nom préféré de la region touareg
Tarlassad = ça va.
Ma idiane =comment ça va.
Amassakoul = voyageur.
le mot Kel peut avoir plusieurs sens
kel =appartient à exemple kel tamacheq =ceux qui parlent le tamacheq
Kel Kidal = les habitants de Kidal
kel Gao les habitants de Gao.
Tafert taddar la parole reste
n'oublions pas que le territoire des touaregs est immense et couvre plusieurs pays , on trouve donc des differences dans le vocabulaire selon le lieu où l'on se trouve )
je vous donne essentiellement les mots utilisés du cote de gao.
C'est aujourd'hui notre dernière chance de rapporter en France des souvenirs impérissables . Levés tôt , comme tous les jours , nous souhaitons profiter de ces derniers instants pour voir tout ce qu'il ne nous a pas été donné de voir . Comme nous n'avons qu'entre aperçu le marché, lorsque Abdoulaye l'instituteur vient nous dire bonjour et nous proposer ses services pour la matinée, nous acceptons avec plaisir son offre . Si hier j'ai refusé de lui donner en plus de la location de la pirogue les 10.000 F cfa qu'il me demandait c'est uniquement parce que Sidi et Ibba étaient censés être déjà nos guides , Pour la matinée il accepte très satisfait semble t'il mon offre . Nous sommes d'accord pour que, dès l'arrivée de Mossa qui avait parlé en début de semaine de la visite d'une mosquée et d'un musée , nous nous séparerions .
Alors que nous marchons d'un pas rapide tout en bavardant , une charette,simple planche reposant sur deux gros pneux ,et tirée par deux petits anes gris nous dépasse . Le conducteur nous propose de monter à bord de son " carosse " , nous déclinons l'invitation , une nouvelle expérience que nous devrons tenter pour notre prochain séjour à Gao ! et la liste s'allonge de tout ce qu'il nous faudra absolument faire, ou voir , mais à cette heure nous préférons marcher d'un bon pas pour atteindre au plus vite le coin des artisans . Sur le chemin Abdoulaye nous explique qu'il y a à Gao une école catholique tenue par des soeurs et une ecole protestante .
L ' école où il est ,lui même instituteur est une école publique , située dans l'ile en face de Gao , elle est récente et a 3 enseignants et une enseignante , il est payé par l'état et loge dans une famille d'accueil. Son explication est très "carrée" , un peu dans le style réparbatif des livres de Géo d'autrefois : Les enfants entrent à l'ecole à 7 ans et à 13 entrent au collège. Les écoles à Gao enseignent la premiere année complètement dans la langue de l'ethnie principale , ce qui signifie pour Gao en songhoi et à partir de la deuxieme année la langue utilisée est le français ,mais le français que l'on parle à Gao avec ses tournures ses erreurs , son accent aux " r " roulés et ses i qui ressemblent aux é . D' Ailleurs si vous ecoutez, tous les africains parlent le français de la même manière . Comme nous en France où souvent l'enseignement de L' Anglais et de l' Allemand est dispensé par des français , là bas, se sont rarement des français pure souche qui enseignent la langue .
L'enfant peut le matin avant d'aller à l'ecole ou le soir après la sortie des cours, se rendre à l'école coranique, là on lui enseignera les pilliers de l'islam ,le Coran: répéter sans cesse les versets jusqu'à les savoir par coeur , savoir les ecrire aussi pour les plus studieux et les plus doués.
La journée d'école commence à 8H semble t'il et s'achève vers 17H . Nous sommes dans une ville d'ecoles sedentaires ...notre conversation est interrompue car nous arrivons devant un portail qui s'ouvre en grinçant sur une petite cours .Devant nous se dresse un bâtiment qui regroupe plusieurs artisans , nous n'aurons pas l'ambiance des marchands à la sauvette , ou des étals de marché mais nous aurons au moins la possibilité de voir dans leurs minuscules boutiques une multitude d'objets locaux .
Nous montons une volée de marche et je découvre que j'aurais pu tromper l'attente de notre premier après midi seuls à l'hotel , si j'avais su qu'ici on pouvait se faire tresser les cheveux . Il n'y a qu'à regarder les jolies coiffures des femmes et des enfants de cette région pour comprendre que toutes ethnies confondues, les parures dans les cheveux sont un point essentiel de la beauté féminine . J' étais d'ailleurs restée admirative devant les superbes coiffures ou les perles se mêlaient aux tresses des voyageuses croisées à l'aéroport .Je pensais pouvoir faire une scéance coiffure au campement je l'avoue ,car on m'a toujours parlé de la coquèterie des femmes touareg ...HUMMMMMMM?
Comment vous faire admirer la courbe d'un bijou ,la beauté d'un bracelet , le travail d'une selle de dromadaire , le détail d'une épée touareg . Un parfum de cuir flotte dans la boutique qui propose cartables , trousses , ou boites . Le vendeur touareg ,un malien du plus beau noir et qui n'a de Touareg que l'habit ,m'explique que nous sommes probablement parmi les derniers touristes dans la région de Gao , l'avion direct "Marseille Gao" est supprimé jusqu'à l'automne .Il faut comprendre que les prix soient élevés m'explique t'il car vous êtes notre dernière chance de nourrir nos familles ...tant pis je me contenterai d'un bracelet . Derrière moi je reconnais les intonations de Mossa...
un peu de musique malienne ?pour vous mettre dans le bain...non au mali cette phrase ne veut rien dire ...dans le sable!
(photo: touareg au nord mali)
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C'est en décembre 2006 que j'ai créé ce blog , j'avais envie de partager avec vous ce que j'aime, ce que je connais de l'afrique ..par exemple ,les TOUAREG , ces hommes bleus qui vivent dans les sables du Sahara ,ce peuple que l'on retrouve dans plusieurs pays Le Mali , l'Algerie ,le Niger , le Burkina faso,la Libye...ce peuple nomade de coeur mais souvent sédentaire par les aléas de la vie, et qui partage le même sable que de nombreuses autres ethnies .j'avais envie de vous faire connaitre ou simplement retrouver un peu de cette magie que sait nous faire ressentir l' Afrique en partageant avec vous sa musique ,son histoire,son art....
Au fil des mois j'ai choisi de baguenauder vers d'autres sujets , ce qui est navrant c'est que les catégories ne sont pas nombreuses sur cet hebergeur Mongenie , pour pouvoir s'y retrouver lorsque les articles sont nombreux , alors peu à peu j'ai étoffé mon blog de voyages et vous y retrouverez des sujets que j'ai traité ici .
SAHEL est un blog que j'ai réservé aux gamins, qui connaissent peu l'Afrique (remplacer awanekkinnan par sahel dans l'adresse du blog).
,Mongenie nous rémunère (très peu d'ailleurs ) aux clics sur les pubs qu'il propose (colonne de droite PUBLICITE et au dessus du nom du blog :quelques centimes pour quelques centaines de visiteurs!!!) tout l'argent recollté par les rémunérations aux clics , ou les commissions reversées par les marques dont vous trouvez les liens logos ou bannieres dans mes articles (si vous utilisez ces liens pour effectuer vos achats , encheres ,inscriptions aux news letters ) seront utilisés pour des parrainages d'enfants et des aides à des jeunes d'afrique .
N'OUBLIEZ PAS ,POUR QUE VOS ACHATS SERVENT CE PROJET SANS QUE CELA NE VOUS COUTE UN CENTIME IMPERATIVEMENT vous DEVEZ PASSER PAR LES LIENS LOGOS BANNIERES SITUéS DANS MES ARTICLES (les prix que vous payez sont les MËMES que si vous allez directement sur leurs pages) (dans" mes autres blogs préférés" vous trouverez les liens vers deux autres de mes blogs qui portent également des bannieres de marques partenaires : TANNEMERT /qui signifie merci en langue tamacheq, ET GLOBEONTHEBLOG)
PAGES D' HISTOIRE,JEU VIDEO GRATUIT SUR LE SUJET DE L HUMANITAIRE , dessins, diaporamas ,mes carnets et vidéos de voyages musique j'espère que vous trouverez beaucoup de sujets qui vous interesseront